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Culture

Mylène St-Sauveur revient sur ses 21 ans de métier

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Michèle Lemieux

30 octobre à 6h
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Comptant 21 ans de carrière, l’actrice, nouvellement maman, franchit un nouveau cap. Et elle envisage la suite avec sérénité, tout en se questionnant sur son avenir...

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Mylène, vous tenez un rôle des plus intrigants dans Indéfendable! Votre personnage est accusé d’avoir tenté d’empoisonner son ex-belle-famille.

Effectivement. Mon personnage, Vicky Marois, souffre possiblement d’un trouble de la personnalité limite. Parmi ses symptômes, elle souffre de paranoïa, de victimisation et d’instabilité émotionnelle. Tout cela fait partie de son caractère. Sous pression, non médicamentée, elle explose. Elle perd le contrôle, car elle n’a pas vraiment de repères sur lesquels s’appuyer. C’est un personnage super complexe, mais très intéressant à défendre. Il y a beaucoup de matière à jouer et de courbes dramatiques. Ç'a été un beau défi, tout comme mon rôle de Lily-Rose dans Alertes, qui m’a vraiment permis de sortir de ma zone de confort.

Avez-vous d’autres engagements au programme?

Le 26 octobre, je suis du Cabaret Bio-dégradable, au Lion d’Or, pour présenter un spectacle que nous faisons ponctuellement durant l’année et durant lequel nous lisons des extraits des pires autobiographies de gens célèbres. C’est très drôle!

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Vous êtes maintenant maman! Avez-vous le sentiment que votre métier vous permet de conjuguer vos différents engagements?

Oui, mais je crois que l’important, c’est surtout d’être bien entourée. C’est essentiel de se sentir bien accompagnée dans les projets, mais il faut aussi avoir une communauté forte pour nous aider sur le plan personnel. J’ai une agence qui m’aide à gérer les horaires et ma famille est là pour moi. Nous avons des amis et des voisins qui sont présents en cas de pépin. Nous sommes donc bien entourés, et je crois que c’est la clé. 

Nous avons eu ponctuellement de vos nouvelles cet été par le biais de votre amoureux, Ludovick Bourdages, chroniqueur à Sucré Salé.

Oui. Après avoir été à Sucré Salé tout l’été, il est à la radio au 98,5 FM. Mon chum parle de nous tous les vendredis au Boys club avec Marie-Ève Tremblay. Je suis très admirative du travail de mon amoureux, parce que je serais incapable de faire ce qu’il fait. Il a une certaine dégaine, une grande facilité en entrevue. Il a été longtemps chef d’antenne à Radio-Canada en Alberta. C’est un journaliste et un animateur, mais il a aussi été lecteur de nouvelles pendant longtemps. Dans les médias, il a souvent été reconnu comme étant le «chum de Mylène St-Sauveur», mais je deviens de plus en plus souvent la «blonde de».

Parlez-nous de votre petite Françoise. Quel âge a-t-elle, maintenant?

Deux ans et demi. Françoise va bien. Je suis tellement chanceuse d’avoir une fille en santé! Actuellement, nous écoutons des reprises de Fort Boyard à la maison. Elle capote sur cette émission!

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Croyez-vous que ce soit une petite aventurière dans l’âme?

Je pense que oui. C’est une petite téméraire. Ça me fait tout drôle de revoir ces émissions, car c’est grâce à Marie-Soleil Tougas que j’ai voulu faire ce métier. Revoir maintenant ces épisodes à travers les yeux de ma fille, c’est formidable. Elle sait que maman et papa font de la télé. Elle sait que je quitte la maison pour aller jouer à la police, mais elle sait que ce n’est pas une vraie police.

Est-ce que votre fille vous accompagne parfois sur les plateaux?

Oui, elle vient parfois avec nous au travail. Nous sommes allées à Salut Bonjour cet été. Je pense qu’elle a du plaisir. Ça reste une belle expérience pour elle.

Sentez-vous chez elle un certain attrait pour le métier?

Elle s’amuse à se déguiser et à jouer. Elle aime beaucoup les émotions. Je pense que ça l’intrigue beaucoup. Elle baigne dans cet environnement-là.

On dit qu’à deux ans et demi, la crise du terrible two culmine. Est-ce que ça se passe bien quand même?

Oui, mais en même temps, quand ça se produit, nous nous disons, mon chum et moi, que c’est une phase normale et que son cerveau est en train de se développer. Nous prenons une grande respiration et nous nous donnons la tag, nous nous passons le relais. Chacun peut donc souffler un peu.

Comment avez-vous choisi le prénom de votre fille?

Il nous a semblé que Françoise était un beau prénom qu’on peut porter à tous les âges de la vie. Il y a une Françoise à l’agence et j’ai toujours trouvé son prénom très joli. Le prénom de notre fille sonne bien avec son nom de famille: Bourdages. Il me semble qu’on peut faire confiance à une Françoise. Tous ceux qui en ont connu une me disent que c’était leur grand-mère ou leur tante et qu’elle était tellement gentille, tellement généreuse! Jusqu’à maintenant, je n’ai entendu que de bons mots sur les Françoise. Ce sont de bonnes personnes, semble-t-il.

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Vous avez déjà 20 ans de métier bien sonnés...

Effectivement. J’ai 34 ans et j’en suis à ma 21e année de métier... déjà! Je crois que le véritable privilège, dans ce métier, c’est de perdurer. Ça vient quand même avec son lot de responsabilités. Maintenant, je m’interroge: quel est mon rôle en tant qu’artiste? Qu’est-ce que j’ai envie de léguer? Dans quoi j’ai envie de m’impliquer? J’aimerais que ma voix puisse servir à quelque chose. Je suis à une étape de ma carrière où je me demande ce que j’ai envie de défendre. Ce que j’ai envie de dire, aussi; en tant que comédienne, est-ce que j’ai une date de péremption?

Pourtant, les femmes ont de plus en plus d’espace pour vieillir au sein du métier, non?

C’est vrai. J’ai de grands modèles qui y parviennent. Je pense entre autres à France Beaudouin et à Guylaine Tremblay. Ces femmes-là ont touché à plein de choses, du jeu à l’animation en passant par la création. Sophie Prégent, qui est une collègue, est devenue une amie par la force des choses. Je la trouve tellement forte et extraordinaire! Elle sait où elle va, elle sait s’exprimer. Je pense aussi à Lorraine Pintal, qui a une voix forte et qui n’a pas peur de parler. C’est ce genre de modèle que j’aimerais suivre. Encore une fois, la clé, c’est de bien s’entourer.

Indéfendable est diffusée du lundi au jeudi à 19h, à TVA et TVA+. La série Alertes est diffusée sur le même réseau le lundi à 21 h. Pour le Cabaret bio-dégradable, on consulte le cabaretbiodegradable.com.

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