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L'article provient de Le Journal de Québec
Société

Canada: croissance la plus rapide du G7

Le nombre d’habitants au pays a augmenté de 5,2% depuis 2016, révèle le dernier recensement

Photo d'archives
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Diane Tremblay et Dominique Lelièvre

9 février 2022
9 février 2022
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Statistique Canada a diffusé ce mercredi les premiers résultats du recensement de 2021. Il s’agit du 23e recensement réalisé au pays. L’exercice, qui revient tous les cinq ans, permet de brosser le portrait de la population canadienne en fournissant des renseignements précieux qui aident à la prise de décision, tant pour les gouvernements que les entreprises et organismes. Dans ce dernier, réalisé en contexte de pandémie, on apprend notamment que la population a continué de croître au pays, en grande partie grâce à l’immigration. 

• À lire aussi: Le poids démographique du Québec continue à reculer

Trois régions québécoises perdent des plumes   

L’attrait pour les grands espaces pendant la pandémie n’a pas été suffisant pour freiner le déclin démographique dans trois régions québécoises, surtout de l’Est.

Sur cinq ans, la décroissance de la population est de -4,3 % sur la Côte-Nord, de -1,1 % en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et de -0,3 % au Saguenay–Lac-Saint-Jean, pendant que l’Abitibi-Témiscamingue (+0,2 %) et le Bas-Saint-Laurent (+0,8 %) ont essentiellement fait du surplace.

Les Laurentides (+7,9 %), Lanaudière (+6,8 %), l’Estrie et l’Outaouais (5,9 % chacune) sont les régions où l’augmentation est la plus forte. 

Comme ailleurs au Canada, l’étalement urbain se poursuit et les municipalités situées à proximité des centres urbains ont la cote.

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Ainsi, Saint-Apollinaire, à 30 minutes de Québec, est la municipalité québécoise de plus de 5000 habitants qui a affiché la plus forte progression de la province, et la quatrième plus élevée au pays, alors que sa population est passée de 6110 en 2016 à 7968 en 2021 (+30,4 %).

Du côté des grandes villes québécoises, Montréal compte 1 762 949 habitants en 2021, alors que la ville de Québec en a 549 459, des augmentations respectivement de 3,4 et de 3,3 % qui sont légèrement en deçà de la moyenne provinciale. 

Près de 37 millions d’habitants   

Le Canada compte près de 37 millions d’habitants (36 991 981), ce qui représente 1,8 million (+5,2 %) de plus qu’au dernier recensement en 2016.

Il s’agit d’une augmentation presque deux fois plus rapide que celle des autres pays du G7, de 2016 à 2021. La plus grande partie de l’augmentation s’est produite avant la pandémie. En 2019, la population a augmenté d’un nombre record de 583 000 personnes, soit 1,6 %.

En ce qui concerne la population du Québec, elle s’élève maintenant à 8 501 833 habitants, en hausse de 4,1 % par rapport à 2016.  

Selon Patrick Charbonneau, analyste principal au Centre de démographie de Statistique Canada, le taux de croissance moyen de la population au Québec par année se situe autour de 0,8 %, alors qu’il n’était que de 0,2 % en 2020, en pleine pandémie.

« On voit que la croissance démographique du Québec, durant la pandémie, était environ quatre fois plus faible », dit-il. 

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L’apport des immigrants   

La majorité de la croissance de la population est attribuable à un plus grand nombre de personnes arrivant des quatre coins du monde.

Sur les 1,8 million d’habitants qui sont venus faire croître les rangs de la population canadienne depuis 2016, quatre personnes sur cinq avaient immigré au pays. Le cinquième restant était attribuable à l’accroissement naturel, c’est-à-dire le nombre de naissances moins le nombre de décès.

Bien que la pandémie ait ralenti les déplacements des personnes dans le monde entier, l’immigration a tout de même contribué à l’augmentation de 0,4 % de la population du Canada en 2020.

À titre de comparaison, la population des États-Unis a augmenté de 0,1 %, du 1er juillet 2020 au 1er juillet 2021.  

Le poids du Québec diminue toujours  

Deuxième province la plus peuplée, le Québec voit son poids démographique dans le Canada diminuer pour un 11e recensement consécutif.

Son poids est passé de 23,2 % en 2016 à 23,0 % en 2021, même si la croissance de sa population (4,1 % sur cinq ans) s’est accélérée par rapport au sondage précédent.

La majeure partie de la croissance est attribuable à la migration internationale avant la pandémie, note Statistique Canada.

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En comparaison, près de deux Canadiens sur cinq (38,5 %) vivent en Ontario, où la croissance démographique est de 5,8 %.

Le Yukon est le territoire où la hausse de la population est la plus marquée au pays (+12,1 %).

Parmi les provinces, l’Île-du-Prince-Édouard arrive au premier rang (+8 %) tandis que Terre-Neuve-et-Labrador (-1,8 %) est la seule à avoir vu sa population diminuer de 2016 à 2021.

D’autre part, pour la première fois depuis les années 1940, la population des Maritimes a augmenté à un rythme plus rapide que celle des provinces des Prairies. 

La fécondité en baisse  

Le taux d’accroissement naturel a diminué, passant de 0,3 % en 2016 à 0,1 % en 2021, ce qui correspond au plus bas niveau jamais enregistré.

Bien que le rythme d’accroissement naturel du Canada soit faible, Statistique Canada ne s’attend pas à ce qu’il devienne négatif (plus de décès que de naissances) au cours des 50 prochaines années, contrairement à la plupart des autres pays du G7.

Les populations de l’Italie et du Japon sont déjà en baisse en raison d’un plus grand nombre de décès que de naissances et de faibles taux d’immigration.  

Avant la pandémie, la fécondité au Canada était en diminution depuis 2015 et avait atteint un creux record de 1,4 enfant par femme en 2020.  

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