Publicité
L'article provient de Le Journal de Montréal
Politique

Le PLC de Carney est un «produit périmé» avec une nouvelle étiquette, selon les conservateurs

Lecture interrompue
Une erreur inattendue s'est produite, veuillez réessayer plus tard.
Partager

Yannick Beaudoin

22 mars à 13h59
22 mars à 14h40
Partager

La campagne électorale n’est pas encore commencée que les hostilités sont déjà lancées entre les partis politiques.

• À lire aussi: Voici ce qu’il faut savoir de la nouvelle carte électorale

• À lire aussi: Plusieurs libéraux «rentrent au bercail» depuis l’arrivée de Mark Carney

• À lire aussi: Carney propose une loi-cadre pour accélérer les grands projets d’infrastructures, comme les pipelines

Samedi, les oppositions ont tiré à boulets rouges sur le Parti libéral du Canada et son nouveau chef Mark Carney.

«Ce n’est pas en changeant une étiquette sur un produit périmé qu’on a un nouveau produit», a lancé le leader adjoint de l’opposition officielle, Luc Berthold, en entrevue à LCN.

«Est-ce qu’on veut encore donner quatre ans aux libéraux après tout le désastre qu’ils ont causé à l’économie du pays, après la situation de faiblesse dans laquelle ils nous ont placés face à l’administration américaine? [...] Il n’y a pas une journée où je n’entends pas parler de la situation dans laquelle on est actuellement à cause des politiques et des décisions prises par le gouvernement libéral. Ce sont les mêmes ministres, c’est le même parti qui a amené le pays dans cette situation-là», a ajouté le député conservateur.

Publicité

Lecture interrompue
Une erreur inattendue s'est produite, veuillez réessayer plus tard.

Les membres du PCC se disent prêts à faire campagne partout au pays pour faire valoir leurs politiques.

«Nos politiques, d’ailleurs, qui étaient décriées à tue-tête par les libéraux au cours des derniers mois, qui aujourd’hui sont reprises une par une par M. Carney. Donc on n’a pas besoin d’une copie conservatrice pour diriger», clame M. Berthold.

Ce dernier reproche notamment à Mark Carney d’avoir repris la proposition conservatrice d’abolir la taxe carbone.

«On voit que les libéraux improvisent, et nous, on est sur le même thème, sur les mêmes priorités depuis le début et c’est ce qu’on va partager avec les Canadiens. Puis je suis persuadé que la baudruche va se dégonfler», soutient le député de Mégantic—L’Érable.

Mieux connaître Carney

De son côté, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, estime que les libéraux misent sur l’effet de nouveauté et rien d’autre, pour faire élire leur nouveau chef.

«C’est une stratégie qui, d’après moi, sert à garder M. Carney dans l’ombre par rapport à ce qu’il est vraiment. Vous savez, on connaît bien M. Poilievre, c’est un politicien de carrière qui connaît cet univers-là, moins l’économie, mais il connaît cet univers-là. Moi, je commence à être plutôt connu dans la vie publique québécoise. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, ça [...] On connaît très peu de choses de M. Carney. Il arrive là, puis on dit: “Écoutez, votez pour lui parce que c’est le sauveur”. Oui, mais pourquoi? “Ah, ça, on en parlera après l’élection”», soutient M. Blanchet.

Publicité

Lecture interrompue
Une erreur inattendue s'est produite, veuillez réessayer plus tard.

Le chef du Bloc espère que la campagne électorale permettra aux électeurs de véritablement connaître Mark Carney.

«On commence à voir l’univers de finances internationales et les ramifications auxquels il appartient et auxquels il s’associe. Il faut que l’on connaisse aussi bien M. Carney qu’on [connaît] M. Poilievre, ou qu’on me [connaît] moi, pour être capable d’avoir un éclairage sur notre choix à la fin de la campagne électorale», affirme M. Blanchet.

«Tout peut changer»

Pour sa part, le NPD, qui part négligé dans cette course, estime que rien n’est joué. La formation de Jagmeet Singh espère causer la surprise.

«Tout peut changer. Les conservateurs s’en allaient vers un gouvernement fortement majoritaire, peut-être historique. Là, on parle de vraiment des sondages très, très volatils qui montent, qui descendent. Ce qu’on sait, c’est que les campagnes électorales font une différence», a déclaré le chef adjoint du NPD, Alexandre Boulerice, en entrevue à LCN.

Lecture interrompue
Une erreur inattendue s'est produite, veuillez réessayer plus tard.

«Les gens se posent des questions. Les gens sont encore un peu indécis. Les gens sont préoccupés par les menaces de Trump, mais aussi par des choses où, [au] NPD, on a des solutions très concrètes», a-t-il ajouté.

Les néo-démocrates comptent sur la campagne électorale pour sortir de l’ombre.

«On a eu moins de visibilité parce qu’on n’est pas le gouvernement, on est le quatrième parti en chambre. Le Bloc a le même problème que nous autres là-dessus en ce moment. Mais là, les quatre partis vont être sur un pied d’égalité pendant toute la campagne électorale [...] Donc, on revient sur scène», clame le député de Rosemont–La Petite-Patrie.

Pour voir les entrevues de Luc Berthold, d’Yves-François Blanchet et d’Alexandre Boulerice, visionnez les vidéos ci-haut.

Publicité
Publicité

📰 LES DERNIÈRES NOUVELLES DE QUB

Les nouvelles d'autres marques

Image du contenu audio en cours
En directQUB en rafale