En couple depuis quatre ans, Jean-Michel Anctil considère Mélodie comme son âme sœur
Daniel Daignault
Il est fier, Jean-Michel Anctil, et il a bien raison. Pour la première fois de sa carrière à titre de comédien, il est en vedette dans une série télé, la comédie Passez au salon. Qui plus est, c’est lui qui a eu l’idée de cette émission avec Louis-Philippe Dandenault, qui incarne son frère dans cette nouveauté. Rencontre avec un homme heureux et comblé, sur les plans tant professionnel que personnel, puisqu’il se mariera bientôt!
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Jean-Michel, 2025 marque un tournant dans ta carrière avec Passez au salon. C’est la première fois que tu conçois une série télé, en plus d’y tenir le rôle principal.
Oui, et on est bien contents du résultat. J’ai eu la chance de voir les 10 épisodes, et il y a un côté touchant et drôle dans cette série-là qui, je pense, va faire du bien.
Il y a tellement de personnes qui rêvent d’écrire pour la télé. Dirais-tu que c’est une belle réalisation, pour toi, d’avoir réussi à mener ce projet à terme?
Le fait de voir d’où l’idée est venue (les funérailles d’un ami où Jean- Michel et Louis-Philippe Dandenault se sont croisés et ont eu l’idée de cette comédie) jusqu’à la dernière journée de tournage et au visionnement du premier épisode, il y a bien sûr une fierté. Avec ce projet, on est partis du point A pour aller jusqu’à Z, et le mot qui résume bien cette aventure est «enthousiasme». Tout le monde était enthousiaste d’y participer, on a eu un fun fou. On tournait à Sainte- Martine et personne n’arrivait sur le plateau en bougonnant, autant devant les caméras que derrière.
Louis-Philippe était un ami?
J’avais joué une ou deux parties de hockey avec lui, lors d’un événement pour une levée de fonds. Et parce que j’étais tout seul au salon funéraire, comme lui, je suis allé lui jaser et c’est là que l’idée est née. Je crois que Marc Poulin, le producteur qui est décédé et pour lequel nous nous étions rendus au salon, nous a comme envoyé un petit message, une idée avant de partir.
Rêvais-tu depuis longtemps concevoir une série télé?
J’ai plusieurs projets d’entamés et j’avais déjà commencé un projet avec Marc, qui s’appelait Les bons pères. Mais quand il est tombé malade, le projet a été mis sur la glace. Ç’a été difficile d’aller jusqu’au bout de cette idée, mais je l’ai encore en tête. J’ai un autre scénario pour six épisodes d’une série policière, une comédie, et je me demandais si j’étais capable de faire ça. C’est niaiseux, mais même si j’ai toujours gravité dans le monde de l’humour avec les shows, je me demandais si j’étais capable de concevoir quelque chose pour la télé. Je dois donner le crédit à Maxime Caron, qui a écrit les textes, et Louis-Philippe et moi, on a participé au développement des synopsis des épisodes. On ajoutait notre grain de sel ici et là dans les textes. J’ai toujours eu le goût de créer quelque chose, et je me rends compte qu’on a été chanceux parce que tout s’est fait assez rapidement. Même que le tournage du projet a été devancé d’un an parce qu’une case horaire s’est libérée en janvier 2025. On a commencé à tourner en septembre, il n’y avait que la moitié des textes qui étaient écrits. Les auteurs ont mis les bouchées doubles, mais on ne s’est pas sentis bousculés dans le temps pour faire les choses.
Quand tu regardes où tu en es aujourd’hui, alors que tu ne manques pas de travail, tu ne dois pas regretter d’avoir décidé de ne plus faire de spectacles.
Cette décision-là était réfléchie, je ne voulais pas faire le show de trop et j’étais content d’avoir pris la décision de ne plus faire de tournée.
Tu n’étais pas inquiet face à l’avenir?
Non, pantoute! Je n’avais pas cette crainte-là, il est arrivé plein d’affaires après. Quand j’ai fini la tournée de mon spectacle Rumeurs il y a quelques années, je me suis demandé si j’allais avoir d’autres choses après, mais l’année 2024 a été très bonne. Et 2025 s’annonce aussi bonne quant aux projets. Il y a Passez au salon, Ça finit bien la semaine, j’ai tourné dans un court métrage et je suis allé faire Sortez-moi d’ici! (la troisième saison sera diffusée au printemps, à TVA). Toutes des choses bien intéressantes. Pour cette année, je me croise les doigts pour que les gens aiment Passez au salon et qu’on ait la confirmation de pouvoir faire une deuxième saison. Si ça arrive, je vais être tellement content! La première journée de tournage, quand je suis arrivé sur le plateau et que j’ai vu qu’il était écrit «Daniel – Personnage numéro 1» sur la porte de ma loge, une espèce de fierté m’a envahi. Je rêvais d’avoir un grand rôle dans une série. Mais là, sachant que la série repose sur nos personnages, à Louis- Philippe, Chantal (Baril), Roger (Léger) et moi, il y a vraiment une fierté de pouvoir se dire que c’est notre projet. Louis-Philippe et moi, on est contents, c’est notre bébé, et comme il disait: «On l’a mis au monde, on l’a habillé, on lui a appris à marcher, on l’a vu grandir et là, il est prêt à faire son chemin tout seul et c’est le public qui va l’attendre.»
Quel bilan as-tu fait de l’année 2024?
C’est une année qui a fini la pédale au fond, parce que tout est arrivé en même temps. Après le tournage de Passez au salon, je suis allé en Beauce faire le court métrage dont le tournage avait commencé il y a quatre ans. (Le film a pour titre Sol vivant, et Jean-Michel y joue, curieusement, le rôle d’un ramasseur de cadavres!) Ensuite, je suis parti deux semaines dans la jungle, au Panama, pour Sortez-moi d’ici!. À mon retour, on a repris Le père Noël est une ordure pour les dernières représentations, jusqu’à la fin janvier. Il y a eu de beaux projets intéressants, je me suis beaucoup amusé.
Et en plus, on t’a vu dans Alertes! C’est à ta demande que ton personnage de Roméo a été assassiné?
Non, c’était prévu. Quand on m’a approché, je venais de finir de jouer dans À coeur battant, où mon personnage mourait. J’étais excité, je trouvais ça le fun, mais on m’a dit qu’il allait mourir lui aussi. C’est particulier, parce que mon Roméo est mort et ensuite, je suis allé travailler avec les morts dans Passez au salon! (rires)
Quand je te vois à Ça finit bien la semaine, c’est fou à quel point on sent que tu as du plaisir à faire cette émission avec Julie Bélanger...
J’aime les artistes, j’apprends à les connaître encore plus quand ils viennent sur le plateau, et c’est toujours un grand plaisir de travailler avec Julie. Elle est comme ma petite soeur, on prend soin l’un de l’autre et on se fait rire. C’est une pro, j’apprends beaucoup avec elle. On a eu la chance d’avoir Janette Bertrand et Yvon Deschamps dans la même émission, c’était vraiment le fun et extraordinaire.
Que peux-tu me dire au sujet de Sortez-moi d’ici!?
Ç’a été une expérience extraordinaire! On était un mosus de beau groupe. Une de mes peurs était que quelqu’un me tape sur les nerfs et je me demandais comment j’allais faire, mais ma blonde m’a dit: «Tu t’en vas là avec le sourire, va au-devant des gens et sois patient!» J’y suis allé avec cette attitude. Au camp, il y avait Sonia Vachon, qui était plus âgée que moi, mais ensuite, c’était moi le doyen. C’est un rôle que j’ai pris au sérieux, j’ai joué au papa, je me suis donné le titre du gardien du feu. Il y a eu des nuits où je ne dormais pas beaucoup; je le surveillais pour qu’il ne s’éteigne pas. La faim ne m’a pas du tout dérangé, et je ne peux pas te parler des épreuves, mais je suis passé par plusieurs grandes émotions. Je pense que j’ai pleuré plus qu’il n’a plu au Panama! Je m’ennuyais aussi de ma blonde. Aussitôt qu’on évoquait son nom, qu’on parlait d’elle, j’avais le motton, j’avais de la misère. En quatre ans, c’était la première fois qu’on ne se voyait pas pendant un bon bout de temps et sans communiquer. Là-bas, les journées étaient très longues. On pouvait se lever à cinq heures, cinq heures et demie, parfois plus tôt, et il arrivait qu’on revienne au camp après le gala, vers une heure du matin. Mais je savais qu’en me rendant là, j’y allais pour me dépasser, vivre l’expérience de dormir dans la jungle, et j’ai vraiment tripé. Si on me proposait d’y participer l’an prochain, j’y retournerais à la course. Quand j’avais participé au Tricheur, Colette Provencher était au nombre des participants et elle m’avait raconté à quel point c’était le fun, que c’était une expérience extraordinaire de faire Sortez-moi d’ici! et qu’elle était sortie de là changée. Elle avait ajouté que si jamais j’avais la chance d’y aller, il ne fallait pas que je manque cette occasion. J’avais le sourire en coin parce que je savais que j’allais y aller, mais je ne pouvais pas en parler. Philippe Laprise m’en avait aussi parlé et j’avais vraiment hâte.
Tu parlais de ta blonde. Mélodie et toi, c’est vraiment une belle histoire d’amour!

Je pense que c’est Pierre Curzi qui disait que, lorsque tu découvres ton âme soeur, tu le sais. C’est exactement ça avec Mélo. C’est mon âme soeur, on est pareils, on aime les mêmes choses, on est vraiment amoureux et il n’y a rien de compliqué. Je ne sens pas d’essoufflement dans notre relation, on aime faire des petites choses l’un pour l’autre. Moi, mon plaisir, c’est de lui faire son café le matin, c’est mon «Je t’aime» du matin. On est amoureux, on prend soin l’un de l’autre, c’est une belle histoire.
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Passez au salon, mercredi 21 h, à TVA. Ça finit bien la semaine, vendredi 19 h, à TVA. La saison 3 de LOL: Qui rira le dernier? est disponible sur Prime Video. Sortez-moi d’ici! sera présentée ce printemps à TVA. Jean-Michel est aussi l’ambassadeur de la 5e édition du Salon de conférences virtuelles sur le mariage La vie après le oui, qui aura lieu les 8 et 9 février. Info: conferencesvirtuellesmariage.com.