Négociations avec le secteur public : «On va parler d’organisation du travail d'abord», martèle Sonia LeBel
TVA Nouvelles
Affirmant être surprise de la réponse rapide des syndicats et de la véhémence affichée par ceux-ci, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, martèle que sa plus récente offre était sérieuse et qu’elle s’attendait à ce que les représentants syndicaux mettent de l’eau dans leur vin.
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«Je leur avais dit que je ne bougerais pas dans les paramètres salariaux tant que je n’aurais pas d’ouverture de leur part dans l’organisation du travail. Ils m’ont démontré dans les dernières semaines une certaine ouverture, alors je tiens promesse : j’ai bougé dans les paramètres salariaux. Mais maintenant, il faut continuer le travail dans l’organisation du travail», a-t-elle soutenu, en entrevue à l’émission «Le Bilan».
«J’ai eu des signaux de leur part à l’effet que de parler de l’organisation du travail c’était possible, mais là, il faut passer de la parole aux gestes», a-t-elle ajouté.
Soutenant que sa dernière offre était la quatrième, la ministre répète que l’argent n’est pas le seul enjeu qui doit être abordé aux tables de discussion.
«Je suis d’accord que la composante salariale est importante, mais il ne faut pas oublier qu’on a donné des offres de salaire très importantes et généreuses dans la dernière négociation, entre autres aux enseignants et aux infirmières, et ils ont encore des difficultés sur le terrain», maintient Sonia LeBel.
«C’est pour ça qu’il faut travailler la composition de la classe, comment je fais pour aider mes jeunes enseignants de moins de cinq ans [d’expérience] à ne pas avoir toujours les classes les plus difficiles? On me demande de travailler sur ces aspects-là», ajoute-t-elle.
De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, a salué, sur le même plateau, la plus récente offre du gouvernement, mais a souligné qu’elle s’attendait à beaucoup plus d’ouverture de la part de la présidente du Conseil du trésor.
«Oui elle a fait un pas, mais clairement ce n’est pas suffisant», a affirmé Mme Senneville.
«Je pense qu’on est à la croisée des chemins. Il faut que le gouvernement fasse le choix, pas juste de la négociation de la convention collective, il faut qu’il fasse le choix des services publics», a-t-elle ajouté.
Du côté de la ministre LeBel, la porte demeure ouverte pour une bonification des offres salariales, mais celle-ci réitère son cheval de bataille.
«Il me reste de l’espace pour discuter, mais on va parler d’organisation du travail d’abord et avant tout», indique Sonia LeBel.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.