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Culture

Gabriel Sabourin et son amoureuse, Geneviève Rioux, travaillent ensemble sur une série de fiction

La pièce de théâtre «Les Boys», en tournée à travers le Québec dès l’été 2025

Dominic Gouin / TVA Publications
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Nathalie Slight

9 janvier à 6h
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Même si on a pu le voir brièvement dans la peau d’un personnage énigmatique dans Stat, on s’ennuie de l’excellent comédien Gabriel Sabourin depuis la fin de la série Les moments parfaits. Bonne nouvelle: il sera de l’adaptation théâtrale du tout premier film de la franchise Les Boys, qui sera lancée l’été prochain à Terrebonne.

• À lire aussi: Tout ce qu’il y a à savoir sur la pièce de théâtre «Les Boys»

Gabriel, comment as-tu rejoint la distribution du spectacle Les Boys?

Lorsqu’on m’a approché, une partie de la distribution avait déjà été choisie. Juste en lisant les noms des acteurs confirmés, j’avais déjà envie d’embarquer dans l’aventure! La plupart des comédiens sont des amis de longue date, comme Louis Champagne, Didier Lucien, David Savard et Emmanuel Bilodeau, qui ont étudié en même temps que moi à l’école de théâtre.

L’histoire des Boys fait partie de notre ADN culturel. Comment réussis-tu à faire abstraction de ce qui a été réalisé jusqu’à présent?

Même si j’ai vu le premier film des Boys au moins cinq fois, j’avais envie de partir de zéro, en me concentrant sur mon personnage. Jean-Charles est avocat de profession. Il est le plus sérieux et le plus éduqué du groupe. Il donne un coup de main aux boys de son équipe de hockey lorsqu’ils sont dans le trouble. Côté vie personnelle, c’est plus difficile pour lui, et ses problèmes vont finir par ressortir dans le vestiaire.

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Dans ta vie, as-tu vécu des moments dignes de l’atmosphère des Boys?

J’ai trois frères, alors je n’ai pas à chercher bien loin mes moments entre boys. Jeunes, on jouait au hockey... dans la maison! Mes parents avaient une grande demeure victorienne et on jouait au hockey dans les couloirs. Il y avait des traces de rondelles sur les murs. Quand j’y repense, je n’en reviens pas que ma mère nous ait laissés faire ça, c’est épouvantable! (rires) Aucun de nous n’est devenu un joueur de hockey. Jérôme est directeur photo, et nos plus jeunes frères, Thomas et Alexis, sont médecins.

Joues-tu toujours au hockey?

J'ai joué dans une ligue de garage avec des amis de l'Union des artistes pendant très longtemps. Il y avait entre autres David Savard, Patrice Robitaille et Ricardo Trogi dans l’équipe. J’ai arrêté de jouer parce qu’avec les horaires de théâtre, je manquais trop de parties. Le spectacle Les Boys, ce sera en quelque sorte mon retour au hockey! (rires)

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

En attendant, on a pu te voir récemment sous les traits d’un personnage énigmatique dans Stat. Il s’agit d’Hervé Patry, un homme de 78 ans qui a l’air d’en avoir 50!

Eh oui! Cette intrigue est inspirée d’un cas vécu: celui de Bryan Johnson, cet entrepreneur américain multimilliardaire qui investit sa fortune dans des transfusions sanguines, des vitamines, des suppléments et des traitements expérimentaux pour repousser son vieillissement. Ce fut un beau tournage. Sur le plateau, j’ai croisé Normand D'Amour, Suzanne Clément, Geneviève Schmidt... Ils ont tous le don de nous faire sentir qu’on fait partie de la gang, même si on est juste là le temps d’une histoire.

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À l’instar du personnage d’Hervé Patry, as-tu peur de vieillir?

Non, pas du tout. Sûrement parce que j’ai de beaux exemples autour de moi. Mon père est né le 25 mars, la même date que son amie Janette Bertrand, à dix ans d’intervalle. Ils ont souvent célébré leur anniversaire ensemble. Janette venait parfois à la maison ou ils s’appelaient pour se souhaiter bonne fête. En 2025, Janette aura 100 ans et mon père, 90! Lorsque je les vois aussi passionnés de la vie, je me dis que c’est beau, de vieillir.

Le public a eu droit récemment à un moment fort émouvant lors d’un hommage à ton papa, Marcel Sabourin, à l'émission Les enfants de la télé...

Quand je suis allé chez mes parents, ce week-end, j’ai demandé à mon père s’il avait regardé l’émission et il m’a répondu: «À quoi bon la regarder? J’étais sur le plateau, je l’ai vécue, je sais ce qui s’est passé!» Après 70 ans de carrière, se voir à la télé perd un peu de sa magie! (rires)

Parallèlement au métier de comédien, tu es aussi auteur et scénariste. Tu as entre autres travaillé sur le scénario de l’excellent film C’est le cœur qui meurt en dernier et tu figures parmi les auteurs de la série Chaos. Écris-tu toujours?

Je continue d’écrire selon mon feeling, selon ce que j’ai envie de traiter ou les propositions qui me sont offertes. Ce sont deux métiers différents mais complémentaires, puisqu’ils se nourrissent l'un de l'autre. Je peux écrire en me mettant dans la peau de personnages totalement différents de moi, comme une grand-maman, par exemple, et cette diversité nourrit mon jeu.

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Est-ce qu’on pourrait voir un jour un roman signé Gabriel Sabourin?

Être auteur, c’est un processus complètement différent de l'écriture scénaristique. Ça, je connais ça, parce que j’ai appris tellement de textes en tant que comédien que j’en suis venu à comprendre la mécanique. Pour le moment, je suis comblé par les deux facettes de mon métier. Quand je ne suis pas devant la caméra, j’écris, et vice versa: j’apprécie cet équilibre.

En terminant, nous aimerions prendre des nouvelles de ton amoureuse des 26 dernières années, Geneviève Rioux.

Nous travaillons présentement ensemble sur l’écriture de la troisième saison de Moi, j’habite nulle part, qui suit le parcours de femmes violentées dans un contexte conjugal. J’ai créé cette série Web avec mon amoureuse, Geneviève. Cette année, son fils, Emmanuel, coréalise la série avec elle.

Et comment vous est venue l’idée d’écrire sur ce sujet délicat?

J'ai eu la chance de jouer dans le dernier film du réalisateur André Melançon, qui portait sur les maisons d'aide et d'hébergement. Lors de la tournée de promotion, je suis allé rencontrer les directrices de maisons d'aide de Gaspésie. C’était la première fois qu’un homme entrait là. Elles me faisaient confiance parce que j’incarnais un travailleur social dans la série Au secours de Béatrice. De son côté, Geneviève a eu l’occasion de visiter une maison d'aide à Chambly, dans le cadre d’un tournage. C’est ce qui nous a donné envie d’écrire sur le sujet.

(Après une pause, Gabriel conclut.)

Le but de la série Web Moi, j’habite nulle part est de montrer que les femmes peuvent se reconstruire en maison d'aide et d'hébergement. Chaque fois qu’un féminicide fait les manchettes, on se dit que, quelque part, la série peut sensibiliser les gens à la violence conjugale et faire œuvre utile.

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