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Culture

Un hommage à l'univers musical de Luc Plamondon sera bientôt diffusé à la télé

PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC
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Photo portrait de Emmanuelle Plante

Emmanuelle Plante

2024-04-06T04:00:00Z
2024-04-07T20:08:32Z
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Christian Lalumière est un véritable amoureux des arts vivants, qu’il a maintes fois mis en valeur dans des documentaires. L’excellente série sur les danses de rue et les « battle », Face à la danse (sur la plateforme de Télé-Québec) en est la preuve. On lui doit aussi Filiatrault, Karaoké, Le Cirque Alfonse : une affaire de famille. Et Le dernier placard – Vieillir gai, documentaire mené par Dany Turcotte.

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Christian aborde aussi de plus en plus la fiction. La savoureuse série web Martine à la plage a récolté plusieurs prix. Voilà qu’il rend hommage à un des plus grands paroliers de la francophonie : Luc Plamondon. Plamondon : des mots qui résonnent est une œuvre cinématographique musicale qui nous permet de jeter un regard actuel sur un répertoire indémodable.

Plamondon : des mots qui résonnent.
Plamondon : des mots qui résonnent. Photo fournie par Télé-Québec

Comment avoir choisi les chansons à interpréter dans un répertoire si vaste de grands succès ?

Ça a été tout un processus. On a sorti le catalogue. Ce sont toutes de grandes chansons. Notre désir, et celui de Télé-Québec, était de miser sur l’apport québécois. On a joué avec l’idée du territoire, des grands succès, des artistes qui ont chanté les mots de Plamondon. On voulait passer à travers différentes époques, différentes phases : les débuts, ses collaborations avec Diane Dufresne, Céline Dion, Starmania. On en est arrivé à une trentaine de chansons et on s’est amusé à faire du mix and match avec les artistes qui se sont réapproprié les chansons. Au final, on a tourné une douzaine de clips.

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Comment s’est faite la distribution ? Les artistes devaient-ils avoir un lien ou une référence particulière avec le répertoire de Plamondon ?

Nous avions un désir d’interconnexion, d’interrelation, d’intergénération. Tout le monde connaît Luc Plamondon. On souhaitait de l’éclectisme. Que chacun se réapproprie ce grand auteur. Toutes ses chansons ont joué à la radio, ont traversé le temps, ont ancré leurs tentacules un peu partout. On voulait qu’il y ait entre les artistes et l’œuvre un lien d’appartenance, que la chanson ait une résonnance pour eux et qu’ils aient envie de sauter à pieds joints dans cette proposition artistique. Il y a eu des premières maquettes avec Alex McMahon. Les maquettes sont instrumentales, mais les voix sont enregistrées live.


Comment as-tu dirigé les artistes ?

Avec Salomé Leclerc, on a travaillé sur le passage du temps avec la lumière. Ariane Roy a abordé sa chanson à la Joan Jett. Pour Parc Belmont, avec Lydia Képinski, on a joué sur la folie. Laurence Jalbert a avoué ne jamais être appelée pour ce genre de chanson là et on l’a filmée dans la sobriété avec un plan séquence. Pour Mélissa Bédard, il y avait un côté famille Von Trapp. Nous avions 2 heures de tournage avec chaque artiste. Ils n’avaient jamais vu les danseurs. Je leur disais de se laisser aller, d’être instinctifs. On était dans un espace créatif où tout le monde a apporté du sien.


Parle-moi de ce lieu magnifique, hors du temps.

Je voulais une maison qui parle. Pas une maison hantée, mais une maison qui vit. On l’a trouvée sur l’avenue Docteur-Penfield. X-Men a été tourné là. L’idée c’était de la mettre en valeur, comme un musée, avec ses antiquités, ses objets. Elle devait être assez grande pour accueil-lir une douzaine de numéros et qu’il y ait une diversité. Je dirais que 90 % de la maison est réellement comme ça. Après, j’aimais l’idée de jouer avec les époques. Un décor d’époque et un éclairage moderne, des danseurs avec des costumes romantiques et des chanteurs vêtus [de façon] moderne. J’aime les anachronismes.

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Tu as utilisé des archives audio de Plamondon pour commenter les chansons. Il dit notamment qu’il écrit pour des personnages et on le sent dans les incarnations théâtrales que tu filmes de très près. En quoi ont-elles influencé ta réalisation ?

C’est un hommage à des mots qui résonnent. C’est la genèse de tout le projet. J’aime faire cette recherche. On a utilisé des bouts de phrases qui m’ont guidé tout au long du processus créatif. Il dit que les Québécois chantent avec leurs corps. Les danseurs sont devenus le fil rouge. Il y a quelque chose de très physique dans mon approche cinématographique. C’est une expérience immersive. Je ne voulais pas que ça soit juste un objet esthétique, mais que ça soit palpable, émotif. Chaque artiste avait son mood board avec le ton, le costume, la couleur, les références. Luc [Plamondon] a été très généreux et nous a fait confiance. Il était heureux et humble face à la proposition. C’est un exercice de passation.


► Plamondon : des mots qui résonnent ce soir 20 h à Télé-Québec

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