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L'article provient de Le Journal de Montréal
Éducation

Le rapport sur l’affaire Lieutenant-Duval accueilli «positivement» par des professeurs

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TVA Nouvelles

5 novembre 2021
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Le rapport de l’ancien juge Michel Bastarache concernant l’affaire de la professeure Verushka Lieutenant-Duval à l’Université d’Ottawa appelle à la protection de la liberté académique des professeurs.  

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Dans son rapport, Michel Bastarache fait aussi état de l’autocensure des professeurs et demande un changement de culture à l’institution ottavienne.  

La première réaction de Maxime Prévost, professeur titulaire en français à l’Université d’Ottawa, est «positive.»

«Le rapport établi avec beaucoup de clarté que la liberté académique est le fondement même de la mission universitaire, et qu’une université qui essaierait de la contourner ou de l’amoindrir serait en train de trahir l’essence même de sa mission», affirme le professeur. 

«Si on lit l’ensemble des témoignages, ce qui ressort, c’est qu’il y avait un climat de peur, de censure et d’autocensure auquel il importe absolument de mettre fin», poursuit-il. 

Selon Maxime Prévost, l’affaire Lieutenant-Duval a accentué le sentiment de censure et d’autocensure. Il fait d’ailleurs partie des 34 professeurs ayant pris la défense de l’enseignante dans une lettre ouverte.

«En somme, je crois que ça préexistait, mais l’affaire Lieutenant-Duval est venu accentuer et aggraver le tout», explique le professeur. 

Celui-ci précise d’ailleurs que le recteur de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont, qui avait fait de nombreuses sorties publiques lors de l’affaire l’an dernier, a dit accueillir avec bonnes grâces le rapport de Michel Bastarache et vouloir en prendre acte. 

«Espérons que ce soit vrai, et je dirai que je ferai confiance à l’administration et à Jacques Frémont lorsque les erreurs de l’année dernière auront été admises et lorsque des excuses pleines et entières seront données à Verushka Lieutenant-Duval», insiste Maxime Prévost. 

«Sans ces excuses, et des excuses senties, peut-être même accompagnées de réparations, il va être dur de vraiment croire à la bonne foi de l’administration actuelle», conclut le professeur. 

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