Les filles de Pierre-Yves Cardinal veulent suivre ses traces
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Patrick Delisle-Crevier
Celui qui incarne le personnage du mystérieux Rémy Deblois dans la série Doute raisonnable passe beaucoup de temps de l’autre côté de l’Atlantique. C’est que la France lui fait de l’oeil et lui offre de beaux rôles depuis le succès du film Simple comme Sylvain, de Monia Chokri, dans lequel Pierre-Yves tient la vedette. Le comédien nous parle de sa vie entre les deux continents, de ses deux filles, Clara et Romy, et du fait de vieillir dans ce métier.
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Pierre-Yves, quel genre d’été as-tu passé?
Un super bel été durant lequel j’ai fait plein de choses. J’ai entre autres voyagé en Thaïlande et en France pour le tournage d’une série pour Canal+. Le titre provisoire est Sud-Est. Ça devrait sortir là-bas en janvier.
Comment t’es-tu retrouvé à décrocher un rôle en France?
C’est grâce à Monia Chokri et à son superbe film Simple comme Sylvain, dans lequel j’ai un beau rôle. Je lui dois beaucoup, parce qu’elle m’a aussi plogué avec un agent là-bas. J’étais déjà représenté en France depuis le film Tom à la ferme, mais comme le film est plutôt allé à Venise, le rayonnement en France a été moins grand que si le film avait été à Cannes. Aussi, le film Simple comme Sylvain a connu un grand succès critique et populaire. Comme mon nom a beaucoup circulé, j’ai donc eu de belles offres là-bas. Mais tout reste à faire là-bas pour moi. En ce moment, mon but est de jouer sans accent et ça, c’est une autre game.
As-tu eu le temps de prendre des vacances?
Oui, je reviens tout juste de deux magnifiques semaines au Portugal avec mes filles, Clara et Romy, qui ont maintenant 10 et 15 ans. Ce furent de beaux moments avec elles. Elles grandissent si vite! Je savoure pleinement chaque instant. À part ça, j’ai tourné dans Doute raisonnable. Ç’a été un bel été relativement équilibré entre le travail et les vacances. J’ai pu profiter de la belle saison.
Tourner à l’étranger et avoir une visée de carrière en France, ça ne doit pas être évident pour la conciliation travail-famille...
C’est certain que ce n’est pas évident. Heureusement, mon ex, Marie- Claude Guérin, qui est la mère de mes enfants, est aussi comédienne, alors elle comprend bien les enjeux. Elle m’aide beaucoup là-dedans. Elle m’est d’un grand secours pour alléger le tout. Ma fille de 15 ans vit la séparation plus facilement, mais celle de 10 ans trouve ça plus difficile. Je tente donc de revenir le plus vite possible. Mais à long terme, si ça marche làbas, je pense que ça pourrait aussi être une expérience positive pour mes deux filles, de voir du pays et de voyager.
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Est-ce que tes deux filles s’intéressent au métier?
Oui, ma plus vieille parle de faire de la réalisation et ma plus jeune souhaite être comédienne et humoriste, un peu comme Virginie Fortin. Elles sont encore jeunes, alors elles ont le temps de changer d’idée. Ma plus jeune, Clara, a joué la fille du personnage de Monia Chokri dans Simple comme Sylvain. Elle chante même à un certain moment dans le film.
Quel genre de papa es-tu?
Je tente vraiment d’être un papa impliqué et présent. Bon, en ce moment, c’est un mauvais exemple, car je viens de te parler de mes tournages en France et en Thaïlande, mais quand je suis présent avec elles, je le suis entièrement. J’essaie aussi d’être à l’écoute de leurs problèmes et d’entretenir une bonne communication avec elles. Je tente d’être un papa attentif et de répondre à leurs besoins.
Doute raisonnable, lundi 21h, à Radio-Canada.