Les palmiers ou Boston, même chose pour Brad Marchand
Il est passé d'un vestiaire à l'autre avec fluidité
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Dave Lévesque
Passer d’une ville robuste et intense, comme Boston peut l’être, aux palmiers de la Floride peut causer un solide dépaysement, mais pas pour Brad Marchand.
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Le Néo-Écossais de 36 ans dispute mardi son troisième match avec les Panthers depuis qu’ils l’ont acquis à la date limite des transactions, il y a trois semaines, et il semble s’être fondu avec aisance dans son nouvel environnement.
«Je ne compare pas les deux, mais j’arrive ici dans un vestiaire incroyable où les gars travaillent extrêmement fort. Quand on voit cette équipe de l’intérieur, on voit qu’il y a une raison pour laquelle elle a connu du succès, c’est très impressionnant», a-t-il mentionné après l’entraînement optionnel d’avant-match auquel 19 joueurs ont participé, ce qui en dit beaucoup sur la culture de l’équipe.
Marchand dispute sa 16e saison dans la LNH et c’est la première fois qu’il porte un autre maillot que le noir et jaune floqué d’un gros B et d’un ourson.
«Je ne m’attarde pas trop à ça. Je vois surtout ça comme une occasion incroyable de faire partie de ce groupe et d’y ajouter de la profondeur.»
Maurice surpris
Comme les Bruins n’allaient pas faire les séries éliminatoires cette saison et qu’il sera joueur autonome sans compensation à la fin de la saison, Marchand s’attendait à quitter le Massachusetts.
«Je n’ai pas du tout été surpris, je savais que ça se produirait. Je ne savais pas où je m’en allais, mais je savais dans quelle situation je me trouvais», a dit le vétéran qui ne pense pas à la prochaine saison pour le moment.
L’entraîneur-chef des Panthers, Paul Maurice, a pour sa part été étonné d’apprendre que Marchand devenait l’un de ses hommes.
«J’ai été un peu surpris quand son nom a été évoqué, ça s’est passé rapidement, environ une demi-heure avant l’heure limite. On s’est assis et on s’est dit qu’on pourrait sûrement lui trouver une place», a lancé Maurice avec son humour flegmatique.
Un gros plus
Malgré les années qui s’accumulent, Marchand continue de produire à un rythme soutenu. Sa hargne et sa combativité cadrent aussi très bien dans le style de jeu pratiqué par les Panthers.
«Il nous apporte beaucoup. En premier lieu, je dirais que son leadership et son expérience sont importants. Il joue avec beaucoup de cœur et il va tout faire pour gagner. On est certainement heureux de l’avoir dans notre équipe plutôt que de jouer contre lui», a expliqué Sam Bennett qui a été son coéquipier au sein de la formation canadienne lors de la Confrontation des 4 nations.
Le rôle de Marchand a certainement changé depuis son arrivée en Floride. Il est notamment passé de la première unité d’avantage numérique à Boston à la seconde chez les Panthers, mais Paul Maurice voit plus loin que ça.
«On n’en parle pas beaucoup, mais il a formé une des meilleures paires en désavantage numérique avec Patrice Bergeron. Et on ajoute surtout un vétéran affamé qui sait qu’il n’en a pas pour encore dix ans. Ça me rappelle Eric Staal, un gars qui avait été capitaine, qui avait gagné la Coupe Stanley et une médaille d’or olympique, qui se retrouvait sur le quatrième trio et qui jouait en désavantage numérique avec nous à la fin et qui aimait venir à l’aréna chaque jour.»