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L'article provient de Le Journal de Montréal
Politique

Taxe de 100% sur les véhicules électriques chinois: Fréchette veut la garder

Pas une bonne idée, selon Québec, d’abolir la taxe de 100% sur les véhicules chinois

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Photo portrait de Francis Halin

Francis Halin

31 mars à 13h23
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La ministre de l’Économie ne pense pas qu’il faille enlever les tarifs de 100% sur les véhicules électriques chinois en pleine guerre commerciale avec les États-Unis.

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«Il faut garder ces tarifs-là en lien avec la Chine. [...] Il y a systématiquement le gouvernement qui est présent dans les entreprises chinoises», a indiqué Christine Fréchette, ministre économique de François Legault, au cours d’un échange au Sommet international des transports électriques et intelligents, à Montréal, lundi midi.

Selon elle, il y a quelques feux jaunes en ce qui concerne l’empire du Milieu.

«La Chine adopte des pratiques qui sont très différentes des nôtres. Il y a un niveau de subvention qui est très élevé. Ça permet de réduire les prix de manière trop considérable», a expliqué Mme Fréchette.

«C’est un secteur, au niveau de la sécurité des données, qui doit nous amener à faire preuve d’une grande prudence», a-t-elle ajouté.

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Une voiture du fabricant chinois BYD.
Une voiture du fabricant chinois BYD. Photo AFP
Jean Charest d’accord

Interrogé par Le Journal, l’ex-premier ministre Jean Charest, qui partageait la scène plus tôt avec Mme Fréchette, a lui aussi exprimé une réticence au fait d’enlever les tarifs de 100%.

«Il est trop tôt pour revoir ça», a déclaré celui qui a dirigé le Québec de 2003 à 2012.

Il y a cinq ans, The Globe and Mail avait révélé que Jean Charest avait été consultant pour Huawei pour l’aider dans le dossier de l’extradition de sa directrice financière, Meng Wanzhou.
Il y a cinq ans, The Globe and Mail avait révélé que Jean Charest avait été consultant pour Huawei pour l’aider dans le dossier de l’extradition de sa directrice financière, Meng Wanzhou. Photo fournie par Mathieu B. Morin

M. Charest estime cependant qu’il est bel et bien temps de revoir notre relation avec le pays de Xi Jinping.

«Il faut y aller selon nos intérêts à nous, pas uniquement pour s’aligner avec les Américains», a-t-il poursuivi.

«Une chose est sûre, il faut refaire notre relation avec la Chine. On a passé l’étape de Meng Whanzou», a-t-il affirmé.

Véhicules à essence

Il y a cinq mois, Ottawa a imposé une taxe de 100% aux constructeurs chinois qui veulent débarquer sur notre marché.

Daniel Breton, PDG de Mobilité Électrique Canada, voit plusieurs incohérences dans cette taxe.

Daniel Breton, PDG de Mobilité Électrique Canada
Daniel Breton, PDG de Mobilité Électrique Canada Photo FRANCIS HALIN

«Il y a des voitures à essence d’entrée de gamme de General Motors [GM] qui viennent de Chine et qui n’ont pas de tarifs, alors pourquoi on en mettrait un de 100% sur les électriques du même pays?» s’est-il demandé à voix haute.

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