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Culture

L’amitié de Denis Bouchard et Guylaine Tremblay en 7 photos marquantes

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        Samuel Pradier

        30 octobre à 6h
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        Plus de 15 ans après la fin de la populaire série Annie et ses hommes, Guylaine Tremblay et Denis Bouchard vont à nouveau jouer un couple dans la pièce Fallait pas dire ça!, à compter de l’été prochain. Pour l’occasion, nous avons parlé avec les deux comédiens qui ont joué ensemble à plusieurs reprises depuis le début de leur carrière.

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        Lorsque Guylaine Tremblay a lu le texte de Fallait pas dire ça!, elle a immédiatement accepté de jouer dans la pièce à la condition que Denis Bouchard soit son partenaire. «C’est mon mari professionnel! Denis et moi avons une relation assez inexplicable et rare. On se comprend parfaitement dans le travail, on n’a pas besoin de s’expliquer les choses. C’est fluide entre nous au point où chacun finit presque la phrase de l’autre. Je dis souvent qu’il est pour moi comme un filet de sécurité, et je pense qu’il peut dire la même chose de moi. On est en sécurité et heureux quand on joue ensemble, et ça, ça n’arrive pas tout le temps. On se fait encore rire: c’est précieux.» Son complice ajoute qu’ils ont aussi la même passion de créer.

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        Ils ont d’ailleurs travaillé ensemble à l’adaptation du texte — qui a été écrit par Salomé Lelouch, la fille du réalisateur Claude Lelouch — de la pièce pour le Québec. «Je suis allé rencontrer l’autrice à Paris au début de l’année, a raconté Denis Bouchard. Au départ, la pièce était une succession de petits sketchs qu’elle avait écrits pour Evelyne Bouix (qui est aussi la mère de Salomé) et Pierre Arditi, qui forment réellement un couple dans la vie. On ne pouvait pas vraiment faire ça ici; les gens savent que Guylaine et moi, on n’est pas un couple dans la vie.»

        De l'adaptation à la mise en scène

        À partir de la série de sketchs, les deux adaptateurs ont donc créé un fil conducteur qui réunit toutes les situations de la vie de couple, avec une unité de lieu et de temps. «Sur scène, on va donc suivre ce couple, ensemble depuis une trentaine d’années, qui décide de louer un bed and breakfast à Montréal pour une fin de semaine et qui va simplement se demander: est-ce qu’on continue ensemble?» Il est important de préciser que le couple n’est pas en chicane, bien au contraire. Les deux personnages sont très différents. Elle, c’est une femme d’affaires, et lui, un artisan sculpteur. C’est surtout un couple qui s’aime, qui est heureux, mais il y a l’usure du temps. «Leur particularité, ajoute la comédienne, c’est qu’elle dit tout ce qu’elle pense, alors que lui est beaucoup plus nuancé, quitte à ne pas dire ce qu’il pense. Dans un couple, tout n’est pas toujours dit, il y a des zones de secrets. Au cours de cette soirée de conversation, il y a des choses qui vont sortir...»

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        Non contents de signer tous deux l’adaptation du texte, Guylaine Tremblay et Denis Bouchard vont aussi assurer conjointement la mise en scène de la pièce, épaulés par Jean Bard aux décors et Claude Colas aux lumières. «Ce qu’on a réellement en commun, Denis et moi, c’est qu’on aime jouer. On est des bibites à jeu, on est des vieux acteurs qui aiment encore jouer, comme quand on avait 20 ans. C’est merveilleux.»

        Avant même d’avoir du plaisir à jouer ensemble, ils en ont déjà en travaillant à l’adaptation de la pièce. «On avait déjà fait le travail de mise en scène ensemble pour la pièce Ça se joue à deux, qu’on avait montée après Annie et ses hommes. Denis a plus d’expérience que moi, notamment pour toute la technique.»

        Un vieux couple à la scène

        Les deux complices se connaissent depuis très longtemps. Leur première rencontre professionnelle date de la pièce Pare-chocs, que Denis Bouchard avait coécrite avec Rémy Girard pour Guylaine et Martin Drainville. «On se voyait souvent depuis la LNI, s’est souvenu Denis Bouchard. On se tenait dans les mêmes familles d’acteurs. Marcel Leboeuf et Normand Chouinard possédaient le Théâtre des Grands Chênes à ce moment-là, et on avait écrit une pièce pour Guylaine et Martin. C’est là que s’est passée notre vraie rencontre.»

        Guylaine et Denis ont ensuite joué un couple pour la première fois dans le téléroman 4 et demi..., de Sylvie Lussier et Pierre Poirier, au cours des années 1990. Ils ont aussi été en couple dans La petite vie, Denis jouait un réalisateur de télévision qui tombait en amour avec Caro, l’une des deux filles de la célèbre famille Paré.

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        Mais la consécration de leur amour de fiction a trouvé son apogée dans la série Annie et ses hommes, diffusée de 2002 à 2009, à TVA. «On était prédestinés à former un couple, a avancé Guylaine. On n’a pas passé l’audition en même temps. Je l’ai faite une journée, avec quelqu’un qui me donnait la réplique, et Denis l’a passée une autre journée. Le réalisateur de l’époque, Richard Lahaie, a ensuite fait un montage de nos deux auditions comme si on jouait ensemble, et ça fonctionnait parfaitement. La chimie était déjà là, avant même qu’on soit ensemble dans la même pièce. La chimie était naturelle et il fallait en profiter.»

        Un couple mythique

        Annie et Hugo forment encore un couple mythique de la télévision québécoise, plus de 15 ans après la fin de la diffusion de la série. «On a passé sept ans de nos vies ensemble, a expliqué le comédien. J’ai eu mon fils au début d’Annie et ses hommes, en 2002. Personnellement, on a vécu des amours et des séparations au cours de toutes ces années, et on était là l’un pour l’autre. On se voyait cinq jours par semaine ou presque. Humainement parlant, c’est énorme, ce qu’on a vécu durant cette période.»

        Guylaine Tremblay se souvient aussi du degré d’identification du public à leur couple dans la série. «C’était phénoménal. Je pense que les gens se reconnaissaient en nous, on leur ressemblait. On avait les mêmes défauts, on avait les mêmes qualités, les mêmes problèmes de famille, les mêmes joies...»

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        Les deux comédiens ont aussi beaucoup appris en jouant l’un avec l’autre. «J’irais même jusqu’à dire que j’ai beaucoup appris en jouant Hugo, parce qu’Annie Piérard et Bernard Dansereau écrivaient de la gestion de conflit de couple. C’était extraordinaire et j’ai beaucoup appris sur la manière d’élever un enfant. Ils abordaient des choses qui me touchaient directement, et ça se conjuguait avec notre amitié.» La comédienne ajoute en rigolant: «On disait toujours que le couple Annie et Hugo marchait mieux que nos couples dans la vie privée.»

        Le duo ajoute que leurs scènes préférées étaient celles qui se passaient dans la chambre à coucher d’Annie et Hugo. «On passait 12 heures par jour dans le lit, et on riait tellement. On savait qu’ils ne nous avaient pas engagés pour nos physiques, mais on appelait ces tournages “nos journées sex-symboles”!»

        Un lien renforcé

        Après 7 saisons et 138 épisodes, la série Annie et ses hommes a pris fin, et les deux comédiens avouent avoir été très émus lorsqu’ils ont dû dire adieu à leurs personnages. «Cette expérience a renforcé notre complicité naturelle, a analysé Guylaine Tremblay. Un simple regard de Denis et je sais quoi faire. C’est comme des patineurs artistiques en couple, qui devinent et anticipent les mouvements de l’autre. On se complète, c’est une danse à deux, et on ne se pile jamais sur les pieds.»

        L’autre point en commun des deux comédiens est la force du travail. «Denis et moi, on est deux gros travailleurs, on essaie toujours d’aller plus loin, on ne se contente pas des choses faciles. On travaille, ça ne nous fait pas peur, et on est rigoureux.»

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        S’ils sont aussi proches professionnellement, Guylaine et Denis sont aussi des amis dans la vie, même s’ils ne se voient pas aussi souvent qu’ils le voudraient. «Denis habite maintenant à la campagne, on a des horaires chargés, mais je sais que si j’étais mal prise, je pourrais l’appeler et il viendrait m’aider. C’est ce genre d’amitié là qui nous lie.»

        Son complice acquiesce en ajoutant: «On est toujours restés en contact. Il y a des périodes où on se voit moins parce qu’il y a la vie qui continue, mais on est toujours restés en contact, au moins une fois par année, parce qu’on est quand même nés le même jour (le 9 octobre), mais pas la même année.»

        Des projets en parallèle

        D’ici aux premières représentations de Fallait pas dire ça!, en juillet 2025, Guylaine Tremblay a une impressionnante feuille de route à mener avec différents projets. On peut la voir dans la série Veille sur moi, disponible sur Tou.tv Extra et prochainement diffusée à Radio-Canada. Elle sera aussi dans la distribution du Bye Bye 2024, dont les tournages sont en cours, aux côtés de Sarah-Jeanne Labrosse, Claude Legault et Pierre-Yves Roy-Desmarais.

        Au printemps, on pourra la voir au théâtre dans la pièce Janette, de Rébecca Déraspe, chez Duceppe. «Je ne sais pas ce que ça va donner, mais je vais jouer la vie de cette femme extraordinaire. C’est quelque chose de jouer une femme aussi déterminée. Je ne vais pas faire une imitation de Janette (Bertrand); on veut surtout lui rendre hommage. Elle a traversé un siècle et elle a fait l’histoire du Québec moderne. Je dis souvent qu’elle a déniaisé le Québec au complet, et elle continue de le faire. Janette voulait que ce soit moi qui la joue, ce sera donc un honneur pour moi.»

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        Des voyages pour le plaisir

        Denis Bouchard a longtemps été occupé à l’extérieur du Québec, mais c’est désormais moins le cas. «Il fut un temps où je tournais Annie et ses hommes la semaine, et la fin de semaine, je mettais en scène le spectacle de Garou à Varsovie. Mais cette période est finie. Je travaille beaucoup moins, volontairement. J’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé dans ma vie, et j’ai constaté que, à certains égards, il y a des périodes que je n’ai pas vraiment vécues. Aujourd’hui, je ressens le besoin de me retrouver dans ma campagne, d’aller marcher longuement avec mon chien. C’est un choix.»

        Le comédien continue toutefois de voyager assez régulièrement, mais principalement pour le plaisir. «Je m’en vais, dans deux semaines, visiter les pays baltes, les trois seuls pays que je n’ai pas visités en Europe. Tout ce qui est contigu à la frontière russe m’intéresse; je vais aller rencontrer des communautés russes. Je fais encore des voyages géopolitiques comme ça, mais moins qu’avant. J’ai découvert de nouveaux plaisirs en restant sur mes terres.»

        Un plaisir toujours partagé

        Ce qui guide encore et toujours les deux comédiens, c’est le plaisir. «J’ai été un peu excessif dans le travail, je faisais trop d’affaires, mais là, je retrouve le plaisir, a ajouté Denis Bouchard. Je suis comme un enfant quand je sais que je vais jouer au théâtre.»

        Pour Guylaine, c’est la même chose. «À l’âge où on est rendus, il y a des gens qui nous demandent si on est encore contents de faire ce métier. Moi, j’ai l’impression de revenir au début de ma carrière, quand on faisait de la création. On écrivait nos spectacles et on les jouait. On est privilégiés et on essaie de partager notre joie de proposer des créations qui nous passionnent. Il reste le plaisir, seulement le plaisir.»

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        Devant l’engouement du public après l’annonce de leur réunion pour la pièce Fallait pas dire ça!, la comédienne préférée des Québécois n’a que des mots de reconnaissance. «Le public québécois est formidable parce que, quand il nous aime, il nous aime pour toujours. Nous avons de la chance de vivre ça, car nous ne sommes plus de jeunes acteurs en puissance. La fidélité du public est formidable!»

        Fallait pas dire ça!, de Salomé Lelouch, avec Guylaine Tremblay et Denis Bouchard, sera présentée au Théâtre Desjardins à LaSalle, à la Salle Odyssée à Gatineau et au Centre des Arts Juliette-Lassonde à Saint-Hyacinthe, au cours de l’été 2025.

        VOYEZ TOUTES LES PHOTOS DANS LA VIDÉO CI-HAUT

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