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L'article provient de TVA Nouvelles
Politique

Voies réservées et tête des ponts: «Déçu», Marchand veut rencontrer Guilbault

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
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Photo portrait de Taïeb Moalla

Taïeb Moalla

1 avril à 13h45
1 avril à 17h33
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Sans déchirer sa chemise, Bruno Marchand s’est dit «déçu» de l’abandon des 104 km de voies réservées et du retrait de la deuxième phase de l’aménagement de la tête des ponts. Il a réclamé une rencontre de travail avec la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, pour connaître son plan pour réduire la congestion.

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Mardi après-midi, en impromptu de presse, le maire de Québec a paru plutôt zen en refusant de se fâcher malgré l’abandon, ou le report, de ces deux gros chantiers.

«Gueuler, ça fait juste nous éloigner de la solution [...] On ne sera pas proches de la solution si vous me voyez fâché», a-t-il laissé tomber en reprenant l’argument du gouvernement quant à la difficile situation des finances publiques.

Prenant son chapeau de président de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), M. Marchand a dit vouloir rencontrer rapidement Mme Guilbault pour discuter d’un plan global de «guerre à la congestion» quitte à l’étaler sur 10 ou 15 ans pour respecter la capacité de payer des contribuables. Le maire a dit vouloir mettre fin «à l’improvisation» dans le dossier de la mobilité dans la région.

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M. Marchand n’a pas semblé faire grand cas du fait que le gouvernement Legault ne l’ait pas informé, au préalable, de sa décision d’abandonner les voies réservées. Il a dit n’y déceler rien de «personnel» dans le contexte de l’abandon de plusieurs autres projets d’infrastructures à travers le Québec.

À la défense du tramway

Le maire Marchand a par ailleurs défendu la pertinence du futur tramway même sans le projet de 844 M$ de 104km voies réservées. «C’est pas l’un ou l’autre. On a besoin du tramway, a-t-il martelé. Dire que le tramway n’a pas de sens, ça, c’est faux.»

Sur un ton posé et évitant de trop écorcher le gouvernement, le maire a convenu, de façon générale, «qu’on a tergiversé» au cours des dernières années en matière de mobilité dans la Capitale-Nationale. «Ces tergiversations-là — et je suis sûr qu’il y en aura d’autres — nuisent à l’ensemble de notre économie», a-t-il laissé tomber, un brin mystérieux.

Interrogé quant aux investissements de 10,3 M$ déjà réalisés par le Réseau de transport de la Capitale (RTC) dans le cadre du projet abandonné de voies réservées, M. Marchand a soutenu que les analyses sont en cours pour savoir quelles proportions de cette somme pourront être récupérées.

Réactions

Plus tôt en journée, les trois oppositions municipales ont appelé le maire Marchand à hausser le ton contre le gouvernement caquiste. «Le maire ne se lève pas pour défendre Québec et pour demander des comptes au gouvernement [...] Je veux que le maire proteste», a lâché Claude Villeneuve, chef de Québec d’abord.

De son côté, Jackie Smith, cheffe de Transition Québec, a plaidé que « M. (Jonatan) Julien ment au monde et il nous prend pour des cons. Il n’est vraiment pas bon [...] Le maire n’a pas la bonne posture. Au lieu de dénoncer, il plie».

Pour Stevens Mélançon, chef par intérim d’Équipe priorité Québec, «le projet structurant (de tramway) va devenir une coquille vide. Il n’y a pas de rabattement. Aucun projet structurant ne peut tenir la route (sans rabattement)».

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