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L'article provient de TVA Nouvelles
Affaires

Voitures électriques chinoises: le Canada est allé «à l'encontre de sa postition traditionnelle» en imposant des tarifs de 100%, selon un ex-ambassadeur

AFP
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Marie-Anne Audet

1 avril à 15h04
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Le Canada est allé à l’encontre de sa position traditionnelle en imposant des tarifs de 100 % sur les automobiles électriques chinoises, a souligné un ex-ambassadeur du Canada en Chine. 

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En effet, Ottawa a l’habitude de mener des études avant d’adopter ce type de mesure, a rapporté Guy Saint-Jacques lors d’une entrevue sur les ondes de QUB radio et télé.

• Sur le même sujet, écoutez cet épisode balado tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

«Derrière tout ça, il y avait une volonté affichée de s’aligner avec les tarifs que les Américains mettaient en place, puis aussi une volonté de protéger l’industrie naissante des véhicules électriques au Canada. Mais je dirais que le Canada, en imposant des tarifs de 100 % sans faire d’études, ça allait à l’encontre de la position traditionnelle du Canada qui était une position plus réfléchie», a-t-il soulevé.

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Changer de stratégie

Le Canada n’a plus intérêt à essayer de se rapprocher des États-Unis, selon M. Saint-Jacques, puisqu’avec «Donald Trump, on n’aura aucune faveur».

Ce dernier croit même qu’il est urgent de tenter de se rapprocher de la Chine, puisque le président américain a bien l’intention de profiter du marché chinois.

«Ce qu’il faut surveiller, c’est que [Donald Trump] va vouloir lui-même négocier un accord avec Xi Jinping. Il y avait une rumeur selon laquelle il pourrait aller dès le mois d’avril en Chine rencontrer Xi Jinping. Il va vouloir avoir un bon accord pour augmenter les exportations américaines», a-t-il évoqué.

«On va en faire les frais parce que les Chinois vont ajouter du blé, de l’orge, du soya, du porc et du bœuf américain, plutôt que d’acheter ça au Canada parce qu’ils vont être forcés d’augmenter leur importation. Puis, nous, on va en subir les frais», a ajouté l’ex-ambassadeur.

Le Canada pourrait alors profiter de la guerre tarifaire avec les États-Unis pour attirer des manufacturiers au pays.

«Il n’y a pas d’amis, il n’y a pas d’alliés. Moi, je pense que de ce point de vue-là, ça demande une réévaluation complète, surtout si on se retrouve dans une situation où une partie des automobiles fabriquées à Windsor ne peuvent plus être vendues aux États-Unis parce qu’elles deviennent trop chères. À ce moment-là, je dirais: “Invitons un manufacturier chinois à venir construire une usine au Canada. Là, ça va être fait ici, ça va créer de l’emploi et on va avoir de bons véhicules à de meilleurs prix”», a-t-il dit.

Rappelons que la Chine est le deuxième marché le plus important pour le Canada.

Écoutez l'entrevue complète dans la l'extrait audio ci-dessus

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