[VIDÉO] Louise Portal incarne la fameuse Louise Robinson dans la série «Sorcières» que TVA a décidé de débrancher: «Je souhaite une suite, j’ai allumé un lampion»
Guillaume Picard
À l’image de son personnage dans Sorcières, Louise Portal s’est mise aux incantations dans l’espoir de sauver la série, que TVA a décidé de débrancher au terme de la présente saison, la deuxième.
«Je souhaite une suite, j’ai allumé un lampion», a-t-elle lancé avec un sourire dans la voix.
En principe, il ne reste que six épisodes, mais des fictions ont déjà été sauvées par un autre diffuseur, comme ce fut le cas récemment pour Nuit blanche.

«Il y a matière pour une troisième saison, je le ressens profondément dans le personnage, puis dans ce qui s’annonce dans l’écriture. Il y a tellement de possibilités intéressantes et c’est le fun qu’un personnage comme le mien ait un certain impact. Il n’y en a pas tant que ça à la télévision.»
Louise Portal incarne la fameuse Louise Robinson que l’on attendait avec impatience à Sainte-Piété depuis le retour d’Armand Bussières (Germain Houde). Elle est la mère de Joe (Céline Bonnier).
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Au départ, cette femme mystérieuse, envoûtante et autoritaire se présente sous le nom d’Elena Müller, la PDG de Développement Müller. C’est elle qui a mis la main sur les terres des Beauchamp, sur lesquelles était installée la commune.

La dame de 71 ans, qui s’est exilée en Europe ces 30 dernières années, ne revient pas pour rien. La gourou a des plans précis, que nous connaîtrons plus tôt que tard, elle qui manigance avec Solène Villeneuve (Marianne Fortier) et Adèle Fortin (Fanny Mallette). Comme si Louise avait voulu créer une nouvelle triade...
«Les gens ne regretteront pas d’avoir suivi la série jusqu’à la fin», a promis Louise Portal, qui incarne plus souvent des gentilles.
«C’est un personnage très fort et c’est vrai que je n’ai pas joué souvent des femmes maléfiques. C’était un beau défi d’actrice parce que Louise est un être complexe. J’ai laissé mon intuition me guider», a dit la principale intéressée.

La grande comédienne s’ajoute à l’incroyable distribution de Sorcières, qui met en vedette Céline Bonnier, Marie-Joanne Boucher et Noémie O’Farrell, dans les rôles principaux, ainsi que Marianne Fortier, Louise Laparé et Fanny Mallette, pour ne nommer qu’elles. Dans le passé, c’est Alexa-Jeanne Dubé qui campe Louise.
«Je ne sais pas pourquoi ils ont pensé à moi, mais j’ai bien fait d’accepter le rôle. J’ai eu beaucoup de liberté de jeu, d’invention, de créativité», a mentionné Louise Portal, qui a amorcé sa carrière à la télé il y a 55 ans déjà. C’était en 1970 dans le téléroman La petite semaine.
Louise Robinson n’a pas changé d’accent, malgré son long séjour dans les vieux pays, mais elle s’exprime avec des «formules ampoulées parce que c’est son langage de prêtresse», a dit son interprète.

«C’est bien ficelé, car même moi je me suis demandé si Louise était responsable de tout ce qui s’est passé à l’époque ou si ce n’est pas plutôt Armand. Il y a toujours cette dualité.»
«Au départ, elle a beaucoup de dignité, mais plus ça va, plus elle redevient une exaltée, ce qu’elle a vécu plus jeune refaisant surface, a-t-elle poursuivi. On va mieux comprendre ce qui s’est passé avec la triade», a révélé la comédienne, qui célébrera le 13 mai prochain son 30e anniversaire de mariage avec son complice Jacques Hébert. Le lendemain, elle célébrera son 75e anniversaire.

Une artiste multidisciplinaire
En plus de jouer (elle est aussi dans la nouvelle série jeunesse Denis Danger du côté de Télé-Québec), Louise Portal continue d’écrire et de donner des conférences. Elle sera aussi l’objet d’un portrait tourné au Saguenay–Lac-Saint-Jean dans le cadre de la série Sur les épaules des géants. L’épisode sera diffusé le 17 mars à Télé-Québec.
«La flamme, je l’alimentais davantage quand j’étais plus jeune. On faisait nous-mêmes nos démarches. C’est moi qui avais appelé Jean Beaudin pour passer une audition pour Cordélia et je l’ai eu. Après, la flamme s’est un peu calmé le bigoudi avec l’âge et avec tous les changements dans notre métier – je pourrais écrire un livre juste là-dessus. Maintenant, à l’âge que j’ai, c’est le chemin de la transmission, de la gratitude, et puis je m’abandonne à mon destin et à la vie. Ce que j’ai besoin de vivre, la vie me l’envoie, et j’essaie de retirer le maximum d’enseignement et de sagesse de mes événements personnels et professionnels.»
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