Les États-Unis sanctionnent le chef de la police de Hong Kong

AFP
Les États-Unis ont imposé lundi des sanctions contre le chef de la police de Hong Kong et cinq autres hauts responsables en raison de leur rôle dans la répression des libertés publiques.
Ces sanctions «démontrent l'engagement de l'administration Trump à demander des comptes à ceux qui privent les habitants de Hong Kong de leurs droits et libertés protégés ou qui commettent des actes de répression transnationale sur le sol américain ou contre des personnes américaines», a déclaré le secrétaire d'État, Marco Rubio, dans un communiqué.
Les sanctions visent le chef de la police de Hong Kong Raymond Siu Chak-yee, ou encore le secrétaire à la Justice de la région administrative spéciale chinoise, Paul Lam. Le plus haut responsable de Hong Kong, le chef de l'exécutif John Lee, fait déjà l'objet de sanctions américaines.
Les six responsables ont été ciblés en vertu d'une loi américaine qui défend la démocratie à Hong Kong.
Le département d'État a également souligné le rôle de certains de ces responsables dans les efforts visant à «intimider, réduire au silence et harceler 19 militants prodémocratie» qui ont fui à l'étranger, dont un ressortissant américain et quatre résidents américains.
Pékin a fermement repris en main Hong Kong et y a imposé une loi drastique sur la sécurité nationale en 2020, promulguée un an après les manifestations massives et parfois violentes en faveur de la démocratie dans cette région du sud de la Chine.
Les sanctions américaines ont pour effet de geler les avoirs éventuels de ces personnes aux États-Unis et d'interdire toute transaction financière avec elles.
Les autorités hongkongaises ont «fermement» condamné mardi les sanctions prises par Washington, y voyant «une tentative d'intimidation» des responsables chargés de protéger la sécurité nationale.
La liste des sanctions américaines «expose clairement la barbarie des États-Unis», a déclaré le gouvernement hongkongais dans un communiqué.
Le bureau du représentant de la diplomatie chinoise à Hong Kong a pour sa part qualifié les sanctions de «déraisonnables» et affirmé que Pékin prendrait «des mesures» de représailles.
Le secrétaire d'État Marc Rubio est un critique véhément de la Chine sur les questions de droits humains. Lundi, en plus des sanctions à l'encontre du chef de la police hongkongaise, M. Rubio a dit imposer des restrictions de visa à plusieurs responsables chinois - sans donner leur nom - en réponse à des refus d'accès dans la région du Tibet décidés à l'encontre de diplomates américains ou encore de journalistes.