Une soldate israélienne ex-otage s'exprime pour la première fois
Agence France Presse
Une soldate israélienne, capturée le 7 octobre et libérée par l'armée trois semaines plus tard, s'est réjouie lundi de la libération d'otages par le mouvement islamiste palestinien Hamas, premiers propos publics depuis la mystérieuse opération l'ayant sortie de captivité.
• À lire aussi: Israël propose «une option» au Hamas pour prolonger la trêve
• À lire aussi: Israël-Gaza: Des experts de l'ONU veulent une enquête sur des crimes de guerre
Ori Megidish, 19 ans, était en faction sur la frontière ultra-militarisée entre Israël et la bande de Gaza quand elle a été capturée au cours de l'attaque sans précédent menée le 7 octobre par le Hamas.
L'armée avait confirmé trois semaines plus tard son sauvetage, sans donner de détails sur sa captivité ni sur l'opération pour la libérer.
Ori Megidish, qui a été secourue de Gaza par Tsahal, a réalisé une vidéo TikTok en guise de première déclaration publique.
— Anton Struve (@AntonStruve) November 27, 2023
"Je suis heureuse de voir toutes les vidéos émouvantes des otages qui retournent dans leurs familles, et j'espère et souhaite que toutes les familles qui… pic.twitter.com/jCDcOBIQI8
Le Hamas a toujours nié avoir détenu la soldate. Un autre groupe islamiste, le Jihad islamique palestinien, a indiqué avoir participé à l'offensive du 7 octobre et s'être emparé d'otages. Et des experts israéliens font valoir que des groupes mafieux en détiennent aussi probablement.
- Écoutez l'expert en politique international Loïc Tassé à l'émission de Benoit Dutrizac via QUB radio :
Dans une vidéo filmée chez elle et publiée sur son compte Tiktok, Ori Megidish dit «aller bien» et être «heureuse de voir les images émouvantes d'otages retrouvant leurs familles».
«J'espère que toutes les familles qui attendent toujours (...) seront réunies et pourront se réjouir comme je l'ai fait».
Dimanche, 13 nouveaux otages israéliens sont rentrés en Israël, au troisième jour d'une trêve avec le Hamas et dans le cadre d'un accord prévoyant la libération de 50 otages sur quatre jours, contre celle de 150 Palestiniens détenus par Israël.
«Ils sont dans nos bras. Ils vont bien, sont en bonne santé et sourient», a raconté Inbar Goldstein après la libération de sa belle-soeur, Chen Goldstein Almog, 48 ans, relâchée avec trois de ses quatre enfants Agam, 17 ans, Gal, 11 ans, et Tal, 8 ans.
The moment an Israeli soldier who was rescued from Hamas captivity in Gaza in a ground operation reunites with her family has been released by the Israeli government.
— Sky News (@SkyNews) October 30, 2023
Ori Megidish embraces a woman described by the government as her grandmother 🔗 https://t.co/k3Y6LZBLs9 pic.twitter.com/HUPNGfVPqr
Le 7 octobre, des combattants du Hamas ont assassiné le père et la fille aînée Yam, 19 ans, avant d'emmener les autres dans la bande de Gaza.
«Désormais nous prenons un moment pour reprendre notre respiration, sourire à nouveau, recoller les morceaux avant de continuer à nous battre» jusqu'à ce que le dernier otage «revienne sain et sauf», a déclaré Mme Goldstein dans un communiqué publié par le Forum des familles d'otages.
Selon les autorités israéliennes, plus de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées et environ 240 emmenées à Gaza lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre.
En représailles, Israël a promis d'«anéantir» le mouvement islamiste palestinien, bombardant sans relâche la bande de Gaza, puis lançant une offensive terrestre. Selon le gouvernement du Hamas, près de 15 000 personnes ont été tuées lors de ces opérations.
Au dernier jour de la trêve, lundi, les négociations continuaient pour la prolonger et poursuivre les libérations.
Mais dans la famille d'Elma Avraham, 84 ans, libérée dimanche, l'angoisse demeurait. L'octogénaire a été héliportée d'urgence à l'hôpital dans un «état critique» faute de soins en captivité. Les médecins disent toujours craindre pour sa vie.