Facebook a breveté un globe oculaire mécanique
André Boily
L'Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO) est l'agence fédérale chargée de délivrer les brevets américains et d'enregistrer les marques.
• À lire aussi: Pour la première fois en 18 ans, Facebook voit le nombre de ses abonnés diminuer
• À lire aussi: Menacé par la comète TikTok, Facebook peine à séduire chez les jeunes
Dans les dossiers de l’USPTO, le site Business Insider y a découvert un étrange brevet appelé Mechanical Eyeball, déposé par nul autre que le géant Facebook qui y travaille depuis plusieurs années. Juste le fait qu’il ait été accepté par l’Office des brevets indique bien l’état d’avancement du projet d’œil bionique.
D’apparence humaine, le globe oculaire mécanique de Facebook possède deux axes de rotation qui se croisent en un point central pour fonctionner avec la même précision des mouvements normaux des yeux. Les autres composantes du globe oculaire comme la rétine, la cornée, la pupille et l’iris y sont aussi reproduites.
Cet œil robotique ne servirait pas à remplacer la perte d’un œil sur un sujet en chair et en os, mais bien comme un moyen de vision pour une tête tout aussi robotique, mais d’apparence humaine, comme on peut le distinguer sur les dessins du brevet.
Pareil œil robotisé pourrait servir à plusieurs applications. Par exemple, ce globe oculaire pourrait avec plus de précision suivre le mouvement de l’œil humain dans le développement d’applications de réalité augmentée et de réalité virtuelle qui reposent en grande partie sur l’oculométrie – techniques consistant à capter et à analyser les mouvements de l’œil pour déterminer les endroits où une personne pose son regard.
De là aux rêves et ambitions des métavers chers à Facebook, il n’y a qu’un pas.
Poursuivie au Texas
Parlant de vision artificielle, la technologie de reconnaissance faciale de Facebook est dans la mire du procureur général du Texas.
Des centaines de milliards de dollars sont en jeu dans cette cause rapportée en premier lieu par le Wall Street Journal.
La poursuite allègue que l'utilisation par la société de la technologie de reconnaissance faciale, qu'elle a maintenant abandonnée, a violé les protections de la vie privée de l'État concernant les données biométriques.
Ce dernier allègue que Facebook a stocké des millions d'identifiants biométriques contenus dans les photos et les vidéos téléchargées par les utilisateurs. Le procureur général affirme que Facebook a exploité les informations personnelles des utilisateurs « pour faire croître son empire et récolter des bénéfices exceptionnels historiques ».
En novembre dernier, Meta (Facebook) a annoncé qu’elle mettait fin à son système de reconnaissance faciale sur sa plateforme de réseautage social et qu’elle n’identifierait plus automatiquement les utilisateurs. Plus d’un milliard de modèles de reconnaissance faciale (RF) qui servaient à entraîner et à améliorer ses technologies RF et d’intelligence artificielle seront supprimés.
Outre la dissimulation de ses pratiques, le procureur allègue que les utilisateurs ne savaient pas que Facebook divulguait les informations personnelles de ces derniers à d’autres entités qui les exploitaient ensuite.
De là aux cauchemars à la Big Brother, il n’y a aussi qu’un pas.