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L'article provient de TVA Nouvelles

Saint-Roch: le sentiment d’insécurité, la préoccupation numéro un, selon une consultation de la SDC

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        Photo portrait de Vincent Desbiens

        Vincent Desbiens

        26 mars à 12h22
        26 mars à 16h29
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        Plus de quatre travailleurs sur cinq soutiennent ne pas se sentir en sécurité, selon les résultats d’une consultation menée par la Société de développement commercial (SDC) Saint-Roch. 

        Pour une première fois depuis 2010, des dizaines d’acteurs des milieux commercial, politique, communautaire et artistique se sont rassemblés pour discuter des orientations à prioriser pour le quartier dans le cadre du Sommet Saint-Roch, mercredi.

        Les données dévoilées lors de l’événement montrent que «de nombreux travailleurs évitent certaines zones du quartier en soirée en raison d’un manque d’éclairage et de la présence de personnes vulnérables». En fait, 82% des 267 répondants au sondage en ligne mené par la SDC affirment ne pas se sentir en sécurité dans le quartier.

        Photo d'archives
        Photo d'archives

        Parmi 21 commerçants consultés par l’organisation, une majorité d’entre eux ont confirmé que le quartier ne bénéficie pas d’une bonne image auprès de leur clientèle. Pour leur part, des membres du milieu culturel affirment que cette mauvaise réputation a un impact direct sur l’achalandage.

        Question de «perception»

        Même si la démarche menée auprès des travailleurs, des résidents et des visiteurs démontre le sentiment d’insécurité qui règne dans le quartier, la directrice de la SDC Saint-Roch, Marie-Pier Ménard, croit qu’il s’agit davantage d’une perception que d’une réalité.

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        «Il y a un véritable enjeu de cohabitation, on ne peut pas le nier. Mais je crois que la perception est plus forte que la réalité en soi. Il faut se défaire de cette image et on veut absolument travailler là-dessus.»

        Des dizaines d’acteurs des milieux commercial, politique, communautaire et artistique se sont rassemblés pour discuter des orientations à prioriser pour redynamiser le secteur lors du Sommet Saint-Roch, mercredi.
        Des dizaines d’acteurs des milieux commercial, politique, communautaire et artistique se sont rassemblés pour discuter des orientations à prioriser pour redynamiser le secteur lors du Sommet Saint-Roch, mercredi. Photo Stevens LeBlanc

        Par rapport au nombre écrasant de travailleurs qui ne se sentent pas en sécurité, Mme Ménard se questionne à savoir quelle proportion d’entre eux a vécu de mauvaises expériences, par rapport à ceux qui ont simplement «lu ou entendu» ce genre d’histoire.

        «Les employeurs mettent des mesures en place pour garder leurs employés, comme les escorter jusqu’à leur véhicule ou les garder en télétravail pour qu’ils n’aient pas à venir dans le quartier. Nous, on veut ramener les travailleurs. Plus il va y avoir une densité importante dans le quartier, moins l’itinérance sera visible», explique-t-elle.

        La bonification de l’éclairage de rue fait partie des pistes de solution évoquées lors du sommet pour remédier à la mauvaise perception de l’endroit par la population.

        Identité propre

        En plus des enjeux de sécurité et de propreté, la cinquantaine de personnes présentes lors du Sommet Saint-Roch ont soulevé l’importance de préserver l’identité propre du quartier dans cette volonté de le redynamiser.

        Photo Vincent Desbiens Le Journal de Québec
        Photo Vincent Desbiens Le Journal de Québec

        Lors d’un groupe de discussion, la vice-présidente stratégie des marques et affaires publiques chez BLEUFEU, Samantha McKinley, a souligné que le quartier devrait miser davantage sur son unicité et sa richesse culturelle plutôt que de tenter d’uniformiser son image avec celle du reste de la ville.

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        Le maire de Québec, Bruno Marchand, abonde dans le même sens. Il affirme que son administration et lui suivront «à cent miles à l’heure» cette orientation, si telle est véritablement la volonté du milieu.

        Comme de nombreuses personnes qui ont pris la parole au Sommet Saint-Roch, le maire Marchand croit que le quartier doit miser sur son unicité.
        Comme de nombreuses personnes qui ont pris la parole au Sommet Saint-Roch, le maire Marchand croit que le quartier doit miser sur son unicité. Photo Stevens LeBlanc

        «On ne fera pas de Saint-Roch un Vieux-Québec ou un Sainte-Foy. Il faut se servir de sa force créative, de son côté brut, de sa mixité et mettons-les en lumière», fait-il valoir.

        Rappelons que mardi dernier, la Ville de Québec a annoncé des investissements de près de 2M$ pour améliorer la sécurité et la propreté dans le secteur. D’autres annonces en lien avec la redynamisation de Saint-Roch sont à venir, d’après le maire.

        Ce qu’ils ont dit:

        «Ça fait des années qu’on souhaite qu’il y ait une concertation entre les différents secteurs d’activité de Saint-Roch pour se mettre en mode solution, alors on ne peut que saluer cette démarche.»

        – Claude Villeneuve, chef de l’opposition à la Ville de Québec

        «Il y a des éléments essentiels qui ressortent de ce sommet, mais ce qui m’attriste un peu, c’est que ça aurait pu et dû être fait il y a des années.»

        – Stevens Mélançon, conseiller municipal et nouveau chef d’Équipe Priorité Québec

        «Est-ce que les promoteurs immobiliers qui sont à l’origine de l’événement sont prêts à faire leur part pour améliorer l’offre de logements abordables? [...] C’est ça le nerf de la guerre dans Saint-Roch.»

        – Jackie Smith, cheffe de Transition Québec

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