La vie de Robert Downey Jr. en 10 photos
Catherine Lamothe
Fils du réalisateur Robert Downey Sr., l’acteur voit son père lui transmettre son amour du cinéma... et des drogues, puisqu’il lui refile son premier joint à six ans. S’il a réussi à se débarrasser de ses problèmes de dépendance en 2003, Robert s’impose encore à ce jour comme l’un des grands de Hollywood.
1970 : Une entrée remarquée
Son père lui offre un petit rôle dans la comédie absurde Pound, alors qu’il est âgé de cinq ans. «Ma réplique était: “Avez-vous du poil au derrière?” Me choisir pour le rôle était plus simple que d’engager un autre enfant, parce que sa mère aurait pu être offusquée par la réplique!»
1985 : Faux pas
À l’âge de 20 ans, il prend part à une saison de Saturday Night Live, aux côtés de Nora Dunn et de Randy Quaid, notamment. Robert plaisante aujourd’hui que ç’a été «la pire saison de l’histoire de SNL.» «Ils ont même dit que j’avais été leur pire acteur, mais franchement, je pense que plusieurs pourraient prétendre à ce titre!»
1987 : Perdre pied
Il ne touche à la drogue que les week-ends et après ses journées de travail, mais se met à consommer davantage lorsqu’il tourne dans Less Than Zero, dans lequel il joue ironiquement un toxicomane. «Mon personnage était comme une caricature exagérée de moi-même. Cependant, au fil du tournage, c’est moi qui suis devenu une caricature du personnage.»
1992 : La consécration
Il sort peu confiant de son audition pour jouer Charlie Chaplin. «Le réalisateur, Richard Attenborough, m’a montré une photo de Tom Cruise en disant que la ressemblance entre nous était frappante. Qu’est-ce que j’étais censé répondre? “Donnez-lui le rôle à ma place?”» Sa prestation dans Chaplin lui vaut finalement une nomination aux Oscars.
1994 : Dans la cour des grands
Il est heureux d’accepter le petit rôle d’un journaliste dans Natural Born Killers, scénarisé par Quentin Tarantino. «Je suis partant pour n’importe quoi, particulièrement si c’est pour Quentin. J’aurais accepté de mâcher de la vitre en arrière-plan si ça pouvait me permettre de travailler pour lui!»
2001 : Mauvaise impression
Tout semble tourner rond lorsqu’il joue l’amoureux de Calista Flockhart dans Ally McBeal, mais en réalité, Robert est au plus bas. «À ce moment, mes problèmes d’addiction étaient pires que jamais.» Il est arrêté en avril pour possession de drogues, et son personnage est rayé du scénario.
2005 : Grand retour
«On est arrivés dans ce projet avec des visions différentes (...), mais avec le même désir que ce soit un succès», dit-il de Val Kilmer, avec qui il tient la vedette dans Kiss Kiss Bang Bang. La comédie est un échec commercial, mais reçoit un bon accueil des critiques. Robert est alors abstinent depuis deux ans.
2007 : Un défi de taille
Jouer dans le drame Zodiac de David Fincher n’est pas facile. «Il est vraiment intransigeant sur la technique. Si vous êtes un acteur qui travaille bien sa technique, vous allez survivre. Sinon, vous allez le détester! » Plus tard, Fincher a dit que Robert était tellement furieux des longues heures de tournage qu’il avait uriné dans des pots un peu partout sur le plateau!
2009 : Là pour rester
Après avoir connu le succès dans Iron Man, son rôle dans Sherlock Holmes confirme sa place parmi les grands de Hollywood. «Holmes a probablement été le premier superhéros, un superhéros intellectuel», dit-il au sujet de son personnage.
2019 : Riche à craquer
Fin négociateur, l’acteur obtient, en plus de son salaire, un pourcentage des profits des différents films de Marvel dans lesquels il campe Iron Man. «C’est complètement malade, non? Ils sont fous de rage!» rigole-t-il en confirmant avoir reçu 50 millions de dollars pour The Avengers, en 2012. Pour Avengers: Endgame (2019), ce montant s’élèverait à 75 millions!