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L'article provient de Le Journal de Québec
Politique

PLQ: un coup de balai qui s'impose

Photo d'archives
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Photo portrait de Marie-Eve Doyon

Marie-Eve Doyon

2 novembre 2021
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Si on voulait écrire une télésérie à saveur politique, on n’aurait qu’à noter ce qui se passe au Parti libéral du Québec depuis une semaine.

Jeux de pouvoir, intrigues, personnages plus grands que nature, comportements répréhensibles, guerre intestine, tout y est.

Un coup de balai qui s’impose

Dans les cercles politiques, on dit souvent que les chicanes internes sont la spécialité du Parti québécois et que, chez les libéraux, on préfère laver son linge sale en famille. Pour preuve, les votes de confiance envers les chefs dans les congrès du PLQ ont souvent des allures soviétiques.

La discipline légendaire des troupes libérales en a pris pour son rhume avec la guéguerre entre Gaétan Barrette et Marie Montpetit. En même temps, on comprend madame Montpetit d’avoir perdu patience. Ça ne doit pas être simple de marcher dans le sillage de Gaétan Barrette pendant qu’il nous souffle dans le cou en attendant qu’on trébuche.

Avec deux membres de ses troupes en plein tweet fight, Dominique Anglade n’avait d’autre choix que de donner un immense coup de balai dans son équipe. Ce faisant, elle met toute la députation en garde. Aucun ego n’est plus important que le parti, personne n’est intouchable.

Pas même Gaétan Barrette. On dit même que s’il annonçait son départ, le soupir de soulagement du caucus libéral résonnerait jusqu’à Tombouctou.

Pas de passe-droit

Comme si ça ne suffisait pas, on apprend aussi que Marie Montpetit fait l’objet de plusieurs plaintes de harcèlement psychologique. Coïncidence ou fruit du hasard, voilà l’occasion rêvée pour la cheffe libérale d’affirmer son leadership et de montrer son côté plus intransigeant.

La politique est un milieu exigeant, essoufflant, mais aussi grisant. Nombreux sont les députés et les députées pour qui le pouvoir a l’effet d’une drogue, mais leurs excès ne seront plus tolérés.

Sur le fond comme sur la forme, Dominique Anglade n’avait pas d’autre option.

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