«Il est vraiment unique»: Paul Maurice sous le charme de Pascal Vincent
Ils ont travaillé ensemble chez les Jets de Winnipeg


Dave Lévesque
Paul Maurice ne connaissait pas Pascal Vincent quand il s’est amené à Winnipeg en janvier 2014. Il a découvert un entraîneur d’exception.
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Maurice venait en relève de Claude Noël à qui on venait de montrer la porte. Il a choisi de conserver le Lavallois comme adjoint. Vincent en était à sa troisième saison en tant qu’adjoint derrière le banc des Jets et une relation sincère s’est installée entre les deux hommes qui demeurent en contact.
«Il est vraiment unique, a soutenu Maurice au sujet de celui qui dirige actuellement le Rocket de Laval. Il est ce qu’on pourrait appeler un entraîneur de la nouvelle vague.»
«Si vous lui posez une question, il va prendre une pause et il va ensuite vous donner une très bonne réponse concise. Ça ne durera pas dix minutes, ça sera exactement ce qu’il pense, ça sera réfléchi et le plus intéressant est que s’il ne connaît pas la réponse, il va le dire et il va tout faire pour la trouver.»
Bourreau de travail
Le Rocket de Laval occupe le premier rang de la Ligue américaine de hockey et ce n’est sans doute pas un hasard si l’on se fie à ce que Maurice a à dire au sujet de Pascal Vincent.
«L’une de ses forces est qu’il comprend bien le jeu, mais c’est parce qu’il travaille très fort avec la vidéo et qu’il connaît les systèmes de toutes les équipes.»
Ce sont cependant ses qualités humaines qui font que Vincent obtient du succès, selon Paul Maurice.
«Mais sa vraie force, c’est qu’il peut être dur avec joueur tout en l’aimant et ils vont le ressentir tout en ressentant ses convictions. Il n’y a donc aucune ambiguïté dans ses équipes quant à l’imputabilité et au niveau d’effort qui doit être déployé. Il fait tout ça en affichant beaucoup d’intérêt envers ses joueurs.»
Travail avec Laine
Selon Maurice, Pascal Vincent a fait une réelle différence dans le développement de Patrik Laine quand celui-ci est arrivé à Winnipeg. Vincent était alors entraîneur-chef du Moose du Manitoba, dans la Ligue américaine, mais les deux équipes partageant le même aréna, il côtoyait régulièrement le Finlandais.
«J’ai réellement senti son influence sur Patrik Laine, il a vraiment développé une relation avec lui. Pas une relation du genre amical, mais du genre je tiens à toi et je veux t’aider à aller plus loin et c’est le genre de personne qu’il est.»
À 58 ans, Paul Maurice est l’aîné de Pascal Vincent de seulement cinq ans, mais on dirait qu’ils viennent de deux époques différentes quand on l’écoute.
«En regardant Pascal, j’ai toujours eu l’impression que le poste d’entraîneur s’en allait dans cette direction, qu’il avait une longueur d’avance parce que c’était son identité et qu’il n’avait pas à la créer.»
Est-ce que Pascal Vincent s’est retrouvé dans une situation où il ne pouvait pas réussir quand il a été nommé entraîneur-chef des Blue Jackets de Columbus à quelques jours de l’ouverture du camp d’entraînement en 2023? Peut-être, mais il va en sortir gagnant selon Maurice.
«Ç’a été un cadeau pour lui, ç’a été une opportunité incroyable d’acquérir de l’expérience. Il n’avait aucune chance de gagner là-bas. Il sera de retour dans la LNH quand le temps sera propice pour lui. Mais Pascal a toujours été dans le moment présent.»