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L'article provient de Le Journal de Montréal

Mark Carney doit aujourd’hui parler au président américain, soutient Yves-François Blanchet

TVA Nouvelles
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Photo portrait de Jean-Philippe Guilbault

Jean-Philippe Guilbault

27 mars à 12h39
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Le chef bloquiste Yves-François Blanchet invite le premier ministre sortant Mark Carney à parler avec son homologue américain dans la foulée des nouveaux tarifs douaniers sur l’industrie automobile décrétés par la Maison-Blanche, ce que le chef libéral s'est déjà engagé à faire.

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M. Blanchet croit que cette conversation aurait dû être «la première chose à faire après être devenu premier ministre du Canada».

«Mon impression, c’est que [Mark Carney] avait peur de se faire rabrouer par le président américain et de perdre la face, ce qui aurait pu casser le momentum dont il bénéficiait», a analysé Yves-François Blanchet lors d’une mêlée de presse à Beloeil jeudi matin.

Or, dans la foulée des nouveaux tarifs douaniers qui seront imposés aux automobiles et aux pièces d’autos qui entreront aux États-Unis, notamment en provenance du Canada, cette conversation téléphonique doit maintenant être planifiée.

Mark Carney a laissé entendre mercredi soir qu'un appel avec Donald Trump pourrait être organisé «bientôt».

«Il a tout intérêt à parler au président des États-Unis parce que son momentum des trois derniers jours était passablement moins enthousiasmant», a soulevé M. Blanchet.

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Depuis son élection à la tête du Parti libéral du Canada et de facto à la tête du pays plus tôt en mars, Mark Carney a préféré mener un voyage diplomatique en Europe, en France et au Royaume-Uni.

Un appel téléphonique entre le premier ministre canadien et le président américain, dont les relations entre les deux pays sont au plus bas depuis des décennies, se fait toujours attendre.

Retour de la subvention salariale

En campagne dans la circonscription de Beloeil—Chambly, où il a officiellement déposé sa candidature, Yves-François Blanchet a demandé qu’Ottawa remette en place un programme de subventions salariales pour pallier les contre-coups du conflit tarifaire avec les États-Unis.

Cette mesure, semblable à celle mise en place pendant la pandémie de COVID-19, aiderait les employés dans les secteurs plus fragiles à conserver leur lien d’emploi et éviter de nombreuses mises à pied.

«On assure une sécurité aux employeurs, on assure une sécurité aux travailleurs», a plaidé le chef bloquiste tout en reconnaissant que la crise n’est pas «de la même amplitude» que lors de la pandémie.

«On parle de milliers d’emplois menacés, pas de centaines de milliers d’emplois menacés», selon M. Blanchet.

Cette mesure pourrait être financée à même les contre-tarifs qui sont imposés aux Américains.

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