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Monde

Plans militaires partagés: l'envoyé de Trump en Russie se défend d'avoir compromis la sécurité nationale

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26 mars à 12h57
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La Maison-Blanche a assuré mercredi que son émissaire spécial Steve Witkoff, membre d'un groupe de discussion Signal au cœur d'une retentissante faille de sécurité militaire, n'avait pas compromis la sécurité des États-Unis pendant un récent déplacement à Moscou. 

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«Steve Witkoff disposait d'une ligne de communication sécurisée mise en place par le gouvernement américain et c'est le seul téléphone qu'il avait en sa possession à Moscou,» où il a rencontré le président russe Vladimir Poutine mi-mars, a écrit sur X la porte-parole de l'exécutif américain Karoline Leavitt, réagissant à un éditorial assassin du Wall Street Journal.

Steve Witkoff lui-même s'est défendu sur la même plateforme, en écrivant qu'il ne disposait pendant son voyage en Russie que d'un téléphone «sécurisé» le mettant à l'abri de tentatives d'espionnage électronique.

Il indique qu'il n'a pas participé à la désormais célèbre discussion Signal pendant qu'il était à Moscou: «Devinez pourquoi. Parce que je n'ai pas eu accès à mes appareils personnels avant mon retour aux États-Unis», ce qui semble indiquer au passage qu'il utilisait cette application depuis un téléphone privé.

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Le magazine The Atlantic a révélé lundi une retentissante faille de sécurité.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission d’Isabelle Maréchal, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

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Son rédacteur en chef Jeffrey Goldberg s'est retrouvé invité par erreur dans un groupe de discussion Signal en compagnie de très hauts responsables tels que le vice-président JD Vance ou le ministre de la Défense Pete Hegseth.

Il a ainsi lu des messages consacrés aux préparatifs de frappes aériennes contre les Houthis du Yémen, des raids qui ont finalement eu lieu le 15 mars.

La chaîne CBS a indiqué que Steve Witkoff était arrivé à Moscou peu après midi, heure locale, le 13 mars, et qu'il avait été ajouté douze heures plus tard à cette boucle de messages, portant le nom «houthi PC small group».

Dans un éditorial, le Wall Street Journal estime que l'inclusion de Steve Witkoff dans ce groupe alors qu'il était en Russie est un «vrai scandale», et ajoute: «Les services de renseignement russes doivent écouter le moindre battement de cils» de cet homme d'affaires sans expérience diplomatique, promu par le président Donald Trump au rang d'émissaire spécial pour le Moyen-Orient et pour la Russie.

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