Publicité
L'article provient de TVA Nouvelles
Affaires

Le pétrole bondit face aux menaces des États-Unis de taxer indirectement la production russe

Getty Images via AFP
Partager

AFP

31 mars à 15h40
Partager

Les cours du pétrole ont bondi lundi, poussés par la menace de Washington de relever les droits de douane à l'encontre des pays achetant la production russe, en l'absence d'accord sur un cessez-le-feu en Ukraine. 

• À lire aussi: Tarifs «réciproques» de mercredi: «Aucune exemption de prévue pour l’instant», affirme Karoline Leavitt

• À lire aussi: Guerre commerciale de Trump: les bourses mondiales saignent encore

• À lire aussi: Trump à l’assaut du commerce mondial: les tarifs du «jour de la libération» concerneront «tous les pays»

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, dont c'est le dernier jour de cotation, a avancé de 1,51% à 74,74 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a progressé de 3,06% à 71,48 dollars.

«Si la Russie et moi ne sommes pas capables de parvenir à un accord pour mettre un terme au bain de sang en Ukraine, et je pense que c'était la faute de la Russie (...), je vais imposer des droits de douane secondaires sur tout le pétrole qui sort de Russie», a averti le président américain Donald Trump.

Évoquant des droits de douane supplémentaires de 25%, il a affirmé que cela pourrait intervenir à «n'importe quel moment».

Le président américain prévoit de parler dans les prochains jours avec son homologue Vladimir Poutine.

«C'est très flou» et les opérateurs s'interrogent sur la possibilité que cela «réduise l'offre de l'un des plus grands producteurs au monde», relève auprès de l'AFP Rob Thummel, de Tortoise Capital.

La Russie est le deuxième producteur de pétrole au monde derrière les États-Unis. Malgré les sanctions européennes et américaines déjà en place en raison de la guerre en Ukraine, Moscou continue d'exporter son pétrole, notamment vers l'Asie.

Le pays «tire d'importants revenus de ses exportations pétrolières (...) et a trouvé des moyens de contourner les sanctions» occidentales, rappelle M. Thummel.

En conséquence, l'analyste «ne voi(t) pas d'impact à long terme» sur les prix du baril alors qu'il sera certainement «difficile d'éliminer l'offre russe du marché».

Le pétrole a aussi été tiré par les propos du président américain sur l'Iran, l'un des dix principaux producteurs de pétrole au monde, Donald Trump ayant assuré que le pays devrait s'attendre à des «bombardements» si les négociations en vue d'un accord sur le nucléaire iranien échouaient.

Publicité
Publicité