Publicité
L'article provient de Le Journal de Montréal
Affaires

La vague antiaméricaine profite à Olymel dans l'Ouest canadien

Olymel s.e.c.
Partager
Photo portrait de Louis Deschênes

Louis Deschênes

2025-02-27T20:30:00Z
Partager

La vague antiaméricaine et les sautes d’humeur de Donald Trump profitent à Olymel, qui constate un bel engouement de la part des grandes chaînes d’alimentation dans l’Ouest canadien.

«La demande canadienne est de plus en plus là. Le téléphone sonne», confirme le président-directeur général d’Olymel, Yanick Gervais, en marge du dévoilement des résultats financiers de 2024.

Ce dernier explique que plusieurs partenariats sont sur le point de se conclure ou le sont déjà et que l’impact de cet enthousiasme pour l’achat local va se faire sentir à moyen terme.

«Dans les prochaines semaines on risque de voir plus de produits canadiens [bacon et saucisse Olymel] dans nos épiceries.»

Au Québec, Olymel est déjà très populaire alors que 80% des pièces de porc sous vide dans les épiceries sont des produits préemballés d’Olymel.

C’est dans le reste du pays, principalement dans l’Ouest canadien qu’Olymel s’apprête à faire une percée considérable en raison de la grogne contre les États-Unis.

En bonne posture

Olymel a annoncé jeudi que 2024 a été la troisième meilleure année financière de son histoire.

L’entreprise québécoise a dégagé des surplus de 196,9 M$, en hausse de 38,7% par rapport à 2023, une année tristement marquée par des fermetures d’usines dans la province.

Publicité

«On a réussi à améliorer beaucoup notre productivité, notre distribution. On a obtenu de nouveaux contrats [...] On est très contents du chemin parcouru et puis l’avenir est très prometteur», déclare Yanick Gervais.

Concernant la possible crise, le PDG assure que son entreprise est prête à traverser la tempête grâce à une clientèle fidèle et diversifiée puisque les États-Unis représentent 14% des exportations d’Olymel.

«S’il y avait des tarifs, ce qu’on ne souhaite pas, on va quand même continuer de desservir nos clients de longue date [des États-Unis] et puis on voit des opportunités qui vont se matérialiser au Canada», explique l’homme d’affaires.

Alexandre Lefebvre, vice-président exécutif de Sollio Groupe Coopératif et chef de la direction de Groupe BMR, Casper Kaastra, vice-président exécutif de Sollio Groupe Coopératif et chef de la direction de Sollio Agriculture, Richard Ferland, président du conseil d’administration de Sollio Groupe Coopératif, Pascal Houle, chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif, et Yanick Gervais, président-directeur général d'Olymel, lors de l'AGA 2025 au Centre des congrès de Québec.
Alexandre Lefebvre, vice-président exécutif de Sollio Groupe Coopératif et chef de la direction de Groupe BMR, Casper Kaastra, vice-président exécutif de Sollio Groupe Coopératif et chef de la direction de Sollio Agriculture, Richard Ferland, président du conseil d’administration de Sollio Groupe Coopératif, Pascal Houle, chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif, et Yanick Gervais, président-directeur général d'Olymel, lors de l'AGA 2025 au Centre des congrès de Québec. Photo Sollio Groupe

Sollio et Groupe BMR

Par la même occasion jeudi en assemblée générale annuelle, Sollio Groupe Coopératif qui compte dans ses rangs les filiales connues Olymel et Groupe BMR a annoncé un excédent net de 270,7 M$ pour l’exercice financier 2024, en hausse de 135% par rapport à 2023.

Pour sa part, le Groupe BMR a réalisé des profits nets de 30,5 M$, en recul de 4 M$.

Une situation expliquée par un creux historique des mises en chantier au début de l’exercice de 2024 et des taux élevés sur les marges hypothécaires.

«L’activité reprend, le vent a tourné avec la baisse des taux d’intérêt, lance Alexandre Lefebvre, chef de la direction de Groupe BMR.

Celui-ci ajoute que 2025 sera un bon temps pour construire avec le prix du bois qui s’est stabilisé et une guerre de prix avantageuse pour le consommateur.

Maxime Gousse Photo
Maxime Gousse Photo

Et Groupe BMR aussi entend bien profiter de la vague d’achat local.

«Aucune quincaillerie au Québec n’a plus de produits canadiens que nous, c’est près de 50%», martèle M. Lefebvre.

Publicité
Publicité