Duhaime promet de mettre fin au monopole de la SAQ
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Gabriel Côté | Agence QMI
SAINT-ANNE-DE-LA-PÉRADE | S’ils sont portés au pouvoir le 3 octobre, les conservateurs ont l’intention de faire sauter le bouchon du monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ).
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Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a visité un vignoble à Saint-Anne-de-la-Pérade au septième jour de la campagne électorale. Il y a annoncé son intention de libéraliser le marché de l’alcool au Québec, afin d’augmenter l’offre et de stimuler la concurrence, reprochant encore une fois le premier ministre d’avoir manqué à sa parole.
«On n’est pas contre la SAQ, la SAQ offre un service à tous les Québécois, a dit Éric Duhaime. Et il y a plein d’avantages au modèle actuel. Mais on croit qu’il faut aller encore plus loin et permettre davantages d’offres pour l’ensemble des produits du terroir.»
Il propose donc de faire tomber les «vieilles barrières règlementaires» qui sont selon lui des «reliques de l’époque prohibitionniste».
«Demain matin, le boulanger ou la charcuterie pour vendre les produits d’ici, le propriétaire ne peut pas partir avec ses caisses et aller le voir pour vendre ses bouteilles, même s’il paye ses taxes au gouvernement», a déploré le chef conservateur.
Dès le 4 octobre, les conservateurs mettraient en place une commission avec l’ensemble des acteurs de l’industrie pour «cesser de regarder l’alcool comme un produit de consommation normal», a ajouté le chef conservateur.
Promesse rompue
Rappelant que François Legault avait promis en 2018 qu’une fois au gouvernement, il tiendrait rapidement un débat avec les parlementaires et l’industrie pour discuter d’un modèle qui permettrait d’augmenter significativement l’offre de vins et de spiritueux dans la province, Éric Duhaime lui a reproché d'avoir manqué à sa parole
Pas tout démanteler, dit la CAQ
Du côté de François Legault, pas question de mettre fin au monopole de la SAQ, même s'il souhaite aider davantage les vignobles québécois.
«Ce n'est pas dans nos plans. (...) Ça fonctionne bien, puis ça rapporte beaucoup d'argent», a-t-il réagi en visitant un vignoble de Coteau-du-Lac, en Montérégie.
«On peut travailler avec la SAQ sans tout démanteler», a ajouté le premier ministre.
Avec la collaboration de Marc-André Gagnon