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Trump s'en prend à la loi 96: «Je serais très surpris que les chaînes de production arrêtent leurs liens au Québec», dit Guillaume Rousseau

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Marie-Anne Audet

1 avril à 14h19
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Il serait surprenant que les compagnies américaines cessent de faire des affaires au Québec en raison de la loi 96, selon le coprésident du Comité sur les enjeux constitutionnels du Québec, Guillaume Rousseau.

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«Je serais très surpris que le 1er juin au matin, les chaînes de production arrêtent leurs liens au Québec», a évoqué l’expert lors d’une entrevue à LCN.

La réglementation, qui vise à resserrer la protection du français au Québec en modifiant la Charte de la langue française, est vue comme une «barrière commerciale étrangère» par l’administration Trump qui souhaite la faire tomber.

La loi 96 vise notamment forcer les entreprises à traduire en français l’étiquetage de leurs produits lorsqu’il contient un terme générique ou une description. La mesure entrera en vigueur le 1er juin.

«Forcément, il y a un coût [pour les compagnies américaines]. Même ajouter une simple étiquette, même si ça peut être un coût relativement minime, ça joue sur la marge de profit. Donc, j’ai l’impression que c’est ce qui est visé aussi», a souligné Guillaume Rousseau.

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Les compagnies américaines espèrent donc que leur lobbying politique leur permettra de faire plier le gouvernement du Québec, selon M. Rousseau.

«Ils essaient d’éviter ça en faisant du lobbying politique, ce qui est correct. Or, si le gouvernement du Québec va de l’avant, je serais surpris que des compagnies américaines cessent de fournir le marché québécois», a-t-il dit.

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Richard Martineau, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

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Le gouvernement québécois a le droit d’adopter des lois pour protéger le français, selon l’expert.

Il pourrait toutefois consulter les entreprises américaines afin de les accompagner dans l’application des nouvelles règles d’affichage.

«On sait que l’administration Trump a pris un certain nombre de mesures pour favoriser l’anglais, donc c’est un petit peu ironique quand on sait que le français est plus vulnérable que l’anglais en Amérique du Nord. [...] Donc, c’est correct que le Québec maintienne sa législation», a-t-il soutenu.

«Maintenant, est-ce qu’il y a un moyen peut-être d’aider [les compagnies américaines] en leur fournissant des guides sur la façon d’appliquer cette législation-là et sur les mesures qui accompagnent les entreprises. Est-ce qu’on peut s’assurer de consulter davantage les entreprises américaines qui font affaire au Québec ? Il y a peut-être des mesures comme ça à prendre, de l’ordre de la diplomatie commerciale, si je puis dire», a-t-il poursuivi.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus

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