Fiasco SAAQclic: Denis Gallant défend son impartialité et annonce que l’ex-directeur du SPVQ Robert Pigeon dirigera les enquêtes


Nicolas Lachance
Les enquêteurs Robert Pigeon et Michel Forget dirigeront les enquêtes sur le fiasco SAAQclic. Le commissaire Denis Gallant promet de faire la lumière en toute impartialité malgré sa proximité avec la ministre Sonia LeBel.
C’est officiel: la Commission d’enquête sur la gestion de la modernisation des systèmes informatiques de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) menée par le procureur Denis Gallant entame ses travaux.
Dans un communiqué, la Commission confirme que l’ancien directeur du Service de police de la Ville de Québec et enquêteur d’expérience Robert Pigeon dirigera les enquêtes.
Il sera épaulé par l’ex-directeur des communications de la Sûreté du Québec et ancien enquêteur de l’escouade de lutte contre les crimes économiques, Michel Forget.
Rappelons que le gouvernement Legault confie l’enquête sur le fiasco SAAQclic au juge Denis Gallant, un proche de la ministre Sonia LeBel, ce qui provoque un malaise chez les partis d’opposition. Ils ont réclamé que l’ex-procureur de la commission Charbonneau soit remplacé.
«J’ai l’intention de faire la lumière et l’exercice se déroulera en public. Pour m’assurer de l’impartialité de nos travaux, je veillerai à ce que les personnes œuvrant pour la Commission me signalent tout conflit d’intérêts potentiel. Si un procureur ou un enquêteur connaît personnellement un témoin éventuel, je m’assurerai qu’une muraille de Chine soit mise en place rapidement afin qu’il lui soit interdit de rencontrer ou d’interroger ce témoin», a plaidé Denis Gallant dans une déclaration.
«De même, si je connais personnellement un témoin, je ne pourrai le rencontrer préalablement ni consulter quelque document que ce soit à son sujet. L’examen de son témoignage se fera en public et je prendrai connaissance de ce qu’il raconte uniquement lorsqu’il s’adressera à la Commission devant public.»
Pas convaincus
Ce plaidoyer n’a pas convaincu les partis d’opposition à Québec.
«Pas du tout. Le juge Gallant serait bien avisé de se récuser. Il est l’ami de Sonia LeBel. Il ne pourrait pas, à la fin des fins, juger du comportement de Sonia LeBel, sachant que c’est son amie. C’est ça, le fondement même de la récusation», a déclaré le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Marc Tanguay.
Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon estime que la présence du juge Gallant enlèvera de la valeur au rapport.
«Je réitère notre demande, le juge Gallant doit se récuser et laisser la place à un des 100 juges au Québec parfaitement en mesure de faire le même travail, mais sans être dans cette situation-là», a-t-il dit.
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