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L'article provient de TVA Nouvelles
Culture

Entrevue avec Kane Brown en concert au Centre Vidéotron et au Centre Bell: sa chanson «Haunted» a sauvé des vies, affirme la vedette country

Kane Brown s’amène à Québec et Montréal, fort du succès de la chanson «Miles On It», une collaboration, inhabituelle dans le country, avec l’artiste de musique électronique Marshmello.
Kane Brown s’amène à Québec et Montréal, fort du succès de la chanson «Miles On It», une collaboration, inhabituelle dans le country, avec l’artiste de musique électronique Marshmello. Photo Dennis Leupold fournie par Sony Music
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Photo portrait de Cédric Bélanger

Cédric Bélanger

31 mars à 19h
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À 31 ans, le chanteur country Kane Brown sait déjà que le succès et la gloire ne forment pas une armure contre la dépression et les idées noires.

Il s’ouvre d’ailleurs sur le sujet sur Haunted, un duo avec Jelly Roll qui se retrouve sur son album The High Road, sorti en janvier. Grosso modo, il raconte que, même s’il a une tonne de fric, une voiture de luxe et des chansons connues de tous, quand il se retrouvait seul, il a déjà songé à en finir.

«À mes débuts, je pensais que l’argent allait tout régler. Ce n’est pas le cas», confie Kane Brown, qui s’est entretenu au téléphone avec Le Journal avant ses concerts au Centre Vidéotron de Québec et au Centre Bell de Montréal.

Il se souvient de ses interactions avec ses admirateurs, alors que sa santé mentale était à son plus bas, «comme la partie la plus difficile de [sa] carrière».

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«Quand on me demandait une photo, je faisais semblant de sourire et d’être heureux parce que je ne voulais pas passer pour un ingrat.»

Heureusement, aujourd’hui, Kane Brown respire le bonheur et Haunted a eu un impact positif sur le public. «Beaucoup de gens me disent que la chanson leur a sauvé la vie et qu’ils ne réalisaient pas que tout le monde passe à travers la dépression. Ça me fait du bien quand on m’en parle.»

Fou des jeux vidéo

Ce qui lui fait du bien aussi, outre de prendre soin de sa famille (il est marié et père de trois enfants), ce sont les jeux vidéo.

Il en raffole. Au point qu’il ne garde aucun souvenir de ses visites à Montréal, en 2022 (Centre Bell) et 2023 (festival LASSO). «Mec, j’arrive à peine à me souvenir de ce que j’ai fait hier. Je préfère rester à la maison pour jouer», dit ce maniaque de Call of Duty.

Kane Brown en concert à Milwaukee, en 2024.
Kane Brown en concert à Milwaukee, en 2024. Photo d'archives MEGA/WENN

«En grandissant, les jeux vidéo ont toujours été ma façon de m’évader et le truc dans lequel j’étais bon. Je peux être pas mal compétitif», explique Kane Brown.

Précurseur

Si son amour des jeux vidéo semble un péché mignon assez commun chez les artistes, sa manière de créer du country en lui intégrant des éléments de musiques urbaines, de rock et de pop a fait de lui un précurseur à Nashville.

En s’associant avec un artiste de musique électronique comme Marshmello, Kane Brown a secoué les puces d’un genre musical renommé pour son extrême conservatisme et pavé la voie au succès récent d’un Shaboozey, pour citer un exemple probant.

«J’ai été un des premiers à le faire. Maintenant, ça a explosé. Tous les artistes qui ne sont pas de la scène country veulent embarquer. C’est la plus belle époque pour faire le type de country que tu as envie de faire.»

Lui-même ne compte pas s’arrêter en chemin et, après le succès remporté par les chansons One Thing Right et Miles On It, il promet pour bientôt une troisième collaboration électro-country avec Marshmello.

Après tout, on ne change pas une formule gagnante.

  • Kane Brown en concert au Centre Vidéotron de Québec, le 3 avril, et au Centre Bell de Montréal, le 4 avril.
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