Émily Bégin: l’appel de «Star Académie» est arrivé dans un moment important de sa vie
Ne manquez pas «Star Académie: Le Variété», le dimanche à 19 h, à TVA et TVA+.
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Patrick Delisle-Crevier
L’année 2025 est remplie de beaux projets pour Émily Bégin. Enseignement de la danse à Star Académie, passage remarqué à Indéfendable et reprise de son rôle dans la seconde saison de la série FEM, elle a gravi un par un les échelons du succès depuis qu’on l’a découverte en 2003, au tout début de Star Académie, sur la scène du MELS. En 22 ans de carrière, elle a connu des hauts et des bas, mais sa passion pour le métier et sa force de caractère lui ont toujours permis de rayonner. Aujourd’hui, à Star Académie, Émily n’est pas qu’une professeure: elle est aussi un modèle de résilience et de travail pour les Académiciens qui souhaitent faire carrière dans le monde artistique.
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Émily, comment vas-tu?
Je vais bien et bizarrement, malgré les événements du début de l’année dernière, je peux dire que 2024 a été pour moi une super année, du moins dans sa deuxième partie. L’année 2025 débute plutôt bien, puisque j’ai de beaux projets très motivants. À 43 ans, c’est très excitant de vivre ça. Revenir à Star Académie en tant que professeure, c’est retourner à la maison, celle de mes débuts il y a 22 ans. Ça me touche, car c’est vraiment une belle gang.
Que représente pour toi le fait qu’on t’ait appelée pour enseigner à Star Académie?
J’ai été énormément touchée, parce que cet appel est arrivé dans une période difficile. J’ai donc accueilli cette offre avec joie. Cet appel est arrivé au bon moment et c’est une belle fleur qu’on m’a faite. Je suis la professeure de danse, mais je suis aussi, en quelque sorte, une grande sœur pour les candidats. C’est un rôle bien spécial, qui s’accompagne de quelque chose de très émotif, car c’est à Star Académie que tout a commencé pour moi. Il y a une belle nostalgie autour de ça.
Justement, 22 ans plus tard, quel souvenir gardes-tu de Star Académie?
J’ai regardé dernièrement quelques émissions et étonnamment, je n’ai pas été capable de regarder très longtemps, car je trouvais ça difficile de revivre ce que j’avais vécu d’un œil extérieur. Chaque fois que je tombe sur des archives de l’époque, ça me rend très émotive, c’est comme si ça me replongeait dans l’état dans lequel j’étais à ce moment-là et c’est vraiment particulier.

On est déjà à mi-parcours de Star Académie. Comment ça se passe pour toi?
Ça va super bien, les jeunes sont le fun, ils veulent apprendre. Je pense aussi avoir réussi à développer une belle complicité avec eux. Je ne pourrais pas espérer mieux. Ils travaillent fort et comblent grandement mes attentes. De plus, le stress est différent. Je dirais qu’il y a beaucoup moins de stress en tant que professeur qu’en tant que candidat. C’est beaucoup plus confortable, il y a moins de pression quand on est dans le fauteuil de prof.
Peut-on déjà dire que certains Académiciens sont plus forts que d’autres?
C’est difficile, mais c’est certain qu’il y en a qui poppent plus que d’autres. Mais nous tentons, en tant que professeurs, de traiter les candidats le plus également possible. On est là pour travailler leurs forces et leurs faiblesses. Ce genre de concours réserve parfois de belles surprises sur le gagnant ou la gagnante. C’est donc à suivre.
Vois-tu beaucoup de différences entre le Star Académie de 2003 et celui de 2025?
Oui, il y a une différence. Les réseaux sociaux existent aujourd’hui alors qu’à notre époque, il n’y en avait pas. Les gens se prononcent beaucoup sur l’émission et sur les candidats sur les réseaux. Ça fait toute une différence avec mon époque.

Parlant de réseaux sociaux, on y lit beaucoup que vous êtes plus sévères cette année. As-tu l’impression que c’est le cas?
Pas du tout! À mon époque, ça l’était beaucoup plus. J’en parlais justement avec quelqu’un qui a participé au quatrième Variété et qui a été professeure en ce temps-là, et il m’a confirmé que c’était beaucoup plus sévère sous la direction de René Angélil. Je pense qu’on est surtout justes.
Quel regard portes-tu sur la fille de 20 ans qui, en 2003, arrivait dans ce milieu?
Mon Dieu, j’étais tellement jeune et naïve! Ce qui était particulier, c’est que nous étions la première édition, alors on ne savait pas dans quoi nous nous embarquions. Je me souviens que lors du premier gala, je chantais avec Claude Dubois et je me suis alors demandé ce qui se passait dans ma vie. Moi, la fille qui faisait des entraînements avec des gens qui voulaient perdre du poids, je me suis retrouvée du jour au lendemain à chanter avec les plus grandes vedettes sur la plus grosse scène de show de Variétés. J’ai sauté là-dedans à pieds joints et c’est juste du positif pour moi, Star Académie.
As-tu trouvé la fin difficile, comme si tout s’était arrêté trop rapidement?
C’est certain que c’est un couteau à double tranchant. Avec une telle expérience, il peut y avoir un bout plus difficile quand tout s’arrête. Je ne l’ai pas tellement vécu, mais je sais que certains de la gang ont trouvé ça difficile. Moi, j’ai eu la chance de toujours gagner ma vie dans ce métier depuis 22 ans parce que je danse, je joue, je chante et je fais aussi de l’animation. C’est ce qui m’a sauvée, parce que si j’avais fait uniquement de la musique, il y a longtemps que j’aurais fait un autre métier. Je vais proposer aux Académiciens d’ajouter le plus d’outils possible dans leur sac à dos afin de les inciter à, oui, faire de la musique, mais aussi à essayer autre chose dans ce métier-là. Ils vont être bien entourés, beaucoup plus que nous la première année, car nous n’avons pas eu d’aide après tout ça. Mais, en même temps, ils doivent aussi apprendre à s’occuper de leur carrière et à profiter de l’élan donné par Star Académie. Il faut continuer à travailler et bien s’entourer.
En 2024, tu as retrouvé ta gang de Star Académie 2003 le temps de deux spectacles. Que retiens-tu de ces retrouvailles?
Mon Dieu, ce fut de si belles retrouvailles que c’est comme si nous ne nous étions jamais quittés! Il y a quelque chose de particulier entre nous que personne ne peut comprendre, puisque nous étions les premiers à vivre une telle expérience. C’était si intense! Il y a quelque chose de magique dans une telle aventure et nous sommes comme des frères et sœurs, ça transperce le temps. Faire le Centre Bell et le Centre Vidéotron ensemble, se retrouver devant un public en feu, ç’a été extraordinaire et mémorable.
Ton rôle dans la série Indéfendable a beaucoup fait jaser. Tu as eu à tourner des scènes extrêmement intenses.
Quel rôle! Et quel beau cadeau que ce rôle! Je suis doublement fière, parce que j’ai passé les auditions pour l’avoir. On m’a vue dans FEM, et l’agence de casting de l’émission a appelé mon agence pour me voir en audition. Izabel Chevrier, qui s’implique beaucoup dans la distribution des rôles, n’était pas convaincue au départ et ne me voyait pas dans ce rôle difficile à jouer. Finalement, j’ai préparé deux scènes intenses et, une demi-heure après l’envoi de mes scènes, j’apprenais que j’avais le rôle. J’ai ensuite discuté avec Izabel du personnage et ce fut un huit jours de tournage très intense. D’autant plus que mon personnage est inspiré d’une histoire vraie. Il y a une scène où je suis battue avec des chaînes, et ça a fait beaucoup réagir les gens. Je me suis donnée corps et âme dans ce personnage, et ç’a parfois été difficile à jouer. Mais cela m’a permis de mettre en valeur ce dont je suis capable de réaliser.
On ne peut pas ne pas te poser la question: comment va Guillaume?
Il va bien, il se concentre sur lui et il n’est pas assis dans le salon à attendre et à se bercer. Il est donc dans l’action et il prend soin de lui.
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