Plus de 13 ans à la mairie de Québec: «La famille a écopé», dit Régis Labeaume
Agence QMI
L’ancien maire de Québec, Régis Labeaume, s’est livré sur l’impact que son passage de plus de 13 ans en politique municipale a eu sur sa famille, dans sa biographie Le code Labeaume, confidences d’un maire de Québec, écrite par la journaliste et auteure Karine Gagnon.
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Au micro de Benoît Dutrizac à QUB radio et télé, diffusé en simultané au 99,5 FM Montréal, M. Labeaume explique que ses nombreuses années à la mairie de Québec ont fait la vie dure à ses proches par moment.
«La famille a écopé, mentionne-t-il. J’étais envouté. J’étais bien là-dedans. J’étais heureux, je créais et ils l’ont senti, c’est certain. J’espère toujours qu’ils vont trouver quelque chose de positif dans l’œuvre qui reste quelque part.»
«Il y a beaucoup de politiciens qui pourraient dire et écrire la même chose, mais c’est ça la réalité, ajoute-t-il. Je pense qu’en même temps, ma carrière a quand même été bénéfique pour tout le monde avant la politique. J’ai commencé à 52 ans, pas à 30 ans.»
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Ce sujet en est un sensible pour lui, qui dit ne pas avoir eu la force de leur en parler de vive voix.
«J’ai trouvé le moyen de m’excuser dans le livre, c’était la meilleure façon pour moi de le faire, affirme-t-il. Je n’ai pas eu le courage [de leur dire en pleine face]. Je n’ai pas été capable. Trop d’émotions, je ne suis pas capable. C’est impossible.»
Il convient que ça n’a pas dû être simple pour ses proches de toujours être associé au maire, surtout lorsqu’il venait le temps de rencontrer de nouvelles personnes.
«Ils ont eu des désavantages publics, dit-il. Quand tu t’appelles Labeaume et que tu essayes de construire pour toi-même, ce n’est pas comme si tu t’appelais Tremblay. C’est fatigant.»
«Des fois c’est le fun parce que tu peux avoir de bons billets pour aller voir des spectacles, mais tu sais quand tu essayes de te bâtir, rencontrer quelqu’un, avoir des amis, tout le monde te pose la maudite question, renchérit-il. Tu deviens énervé et ça les a écœurés des bouts.»
Écoutez l’entrevue complète ci-dessus